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Le réalisateur Melvin Van Peebles s’est éteint

Le réalisateur, d'un âge avancé, porte une barbe blanche, une casquette et des lunettes rondes. Il fume un cigare.

Le réalisateur Melvin Van Peebles en 2012.

Photo : Getty Images / François Durand

Radio-Canada

Le scénariste, acteur et réalisateur américain Melvin Van Peebles, connu pour son cinéma de blaxploitation, est mort mardi à l’âge de 89 ans.

Parfois appelé le parrain du cinéma noir, Melvin Van Peebles a réalisé plusieurs œuvres qui ont marqué le cinéma, dont Sweet Sweetback's Baadasssss Song et Watermelon Man.

Né à Chicago en 1932, Melvin Van Peebles a tenté sans succès de percer à Hollywood avant de trouver la gloire en France.

Son film La permission, qui raconte une liaison entre un soldat afro-américain et une Française, a remporté le prix des critiques du Festival international du film de San Francisco en 1967.

Le réalisateur est par la suite revenu aux États-Unis et a réalisé en 1970 Watermelon Man, l’histoire d’un raciste blanc qui se réveille un jour dans la peau d’un homme noir.

À l'origine du genre blaxploitation

Son film suivant, Sweet Sweetback's Baadasssss Song, est un jalon dans l’histoire du cinéma. Tourné avec peu de moyens, le film raconte l’épopée frénétique, violente et hypersexualisée d’un jeune voyou qui doit fuir la police après avoir tué deux agents qui tabassaient un révolutionnaire afro-américain.

Artiste aux multiples talents, Van Peebles a assuré l’écriture, la production, la réalisation et la bande sonore du film, en plus d’y tenir un rôle.

Avec son portrait de la vie dans les ghettos et une perspective mettant en valeur des Afro-Américains et Afro-Américaines prenant le contrôle de leur propre vie, le long métrage définit un genre cinématographique qui a inspiré des dizaines de films.

Tous les films sur les personnes noires ont été jusqu’à présent tournés à partir du regard de la majorité anglo-saxonne, avait affirmé le réalisateur lors d’une entrevue avec le magazine Newsweek en 1971.

Van Peebles a par la suite critiqué l’utilisation du terme blaxploitation et sa récupération par Hollywood. L’industrie a supprimé le contenu politique, puis a ajouté de la caricature, et le genre blaxploitation était né, avait-il expliqué en 2002.

En plus de ses films, l’artiste a écrit de nombreux livres et pièces de théâtre, a enregistré plusieurs albums et a produit des comédies musicales pour Broadway.

Avec les informations de Associated Press

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