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Une légère hausse des signalements à la DPJ en Estrie

Les bureaux du Centre jeunesse de l'Estrie.

La DPJ fait état d’une hausse de 2,8 % du nombre de signalements reçus en Estrie pendant l’année 2020-2021.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

Radio-Canada

La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) fait état d’une hausse de 2,8 % du nombre de signalements reçus pendant l’année 2020-2021. Il s’agit de l’un des constats du bilan annuel de la DPJ, qui a été présenté mercredi matin.

La hausse est faible par rapport à celle de l'année 2019-2020, qui s'était élevée à 28 %  dans la région. 

La directrice de la DPJ en Estrie Johanne Fleurant a tout de même souligné que la collectivité doit trouver des solutions pour que les cas cessent d’augmenter d'année en année.  

La hausse des signalements est inacceptable. Comme société, on ne devrait pas accepter que cette hausse-là se poursuive constamment et on doit collectivement prendre nos responsabilités envers les enfants.

Une citation de :Johanne Fleurant, directrice à la DPJ en Estrie

Elle ajoute que les heures travaillées par les intervenants et le temps supplémentaire ont augmenté cette année.

Tous les intervenants mettent l’épaule à la roue. De façon volontaire, ils acceptent de faire du temps supplémentaire, de rentrer les fins de semaine pour évaluer davantage de situations, et on revoit nos façons de faire pour faire en sorte qu’on puisse évaluer les situations dans les délais requis, souligne-t-elle.

Le nombre d’intervenants en Estrie est passé de 161 postes en avril 2019 à 270 postes en septembre 2021, ce qui représente une augmentation d’environ 60 %.

Des listes d'attente pour certaines étapes d'intervention

Il n’y a présentement pas de liste d’attente en Estrie pour la réception et le traitement des signalements.

Ce sont toutefois 486 enfants qui sont en attente à l'étape de l'évaluation et de l'orientation de leur cas. Ils peuvent devoir patienter jusqu'à 250 jours. 44 enfants sont aussi en attente pour que des mesures soient mises en œuvre dans leur dossier.

Cette situation est préoccupante, croit Danny Roulx, le représentant de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) Estrie. 

Il y a eu beaucoup d’aide extérieure. Il y a eu du temps supplémentaire, des gens délestés, et le constat, c’est qu’il y a encore du travail à faire. Est-ce qu’il va encore falloir avoir de l’aide extérieure dans la prochaine année?, se demande-t-il. 

L’avocate spécialisée en droit de la jeunesse et de la famille Me Valérie Assouline croit aussi qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir.

Ce que je vois sur le terrain, c’est que les délais s’allongent, que c’est long, que c’est difficile, que les parents n’obtiennent pas les services, que les intervenants changent souvent. Ce n’est pas si reluisant, je vais vous dire. 

Une citation de :Me Valérie Assouline, avocate en droit de la jeunesse et de la famille

Elle croit que la situation ne va pas s'améliorer tant que la province n’investira pas dans les services adressés aux familles. Selon elle, la DPJ devrait seulement intervenir dans les cas d’exception

Il y a encore des gros problèmes parce qu’on doit absolument s’assurer de donner des services en amont. Si la DPJ est débordée [...], c’est parce que les parents n’obtiennent pas les services en amont, comme les psychologues, ajoute-t-elle. 

La tutelle qui avait été imposée à la DPJ de l'Estrie en mars 2020 a été levée en juin dernier. La DPJ mentionne maintenant vouloir poursuivre les travaux de son plan d'action afin de mieux encadrer les jeunes et leur famille.

Avec les informations de Philippe Grenier

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