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Une période de consultation publique s’ouvre au palier fédéral pour GNL Québec

Une affiche d'Énergie Saguenay avec deux personnes en arrière-plan qui consultent des affiches.

Le président de GNL Québec, Tony Le Verger (à droite)

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Bien que Québec ait déjà refusé d'accorder son autorisation au projet Énergie Saguenay de GNL Québec, l'Agence d'évaluation d'impact du Canada (AEIC) a ouvert mercredi une période de consultation publique sur la version provisoire du rapport d'évaluation environnementale et les conditions potentielles.

Cette poursuite du processus d'évaluation au palier fédéral du projet d'usine de liquéfaction de gaz naturel projetée à Saguenay a de nouveau été dénoncée par des groupes environnementaux.

Tous les regards sont tournés vers les promoteurs. Nous leur demandons à nouveau de retirer leur projet pour ainsi permettre à l’ensemble des acteurs concernés de tourner la page, ont commenté par communiqué plusieurs groupes dont la Coalition Fjord, Greenpeace, Nature Québec et Équiterre.

Ils avaient d'abord fait cette demande à la mi-septembre lorsqu'il avait été révélé que GNL Québec avait demandé à l'AEIC de poursuivre son évaluation. Il avait déjà été établi que l'agence d'évaluation ne peut y mettre fin unilatéralement. Pour pouvoir aller de l'avant, GNL Québec devra obtenir toutes les autorisations autant à Québec qu'au gouvernement fédéral.

Jusqu'au 22 octobre

Selon ce qui est inscrit sur le site de l'AEIC, l'Agence invite le public et les peuples autochtones à formuler des commentaires sur la version provisoire du rapport d'évaluation environnementale, qui comprend les conclusions et les recommandations de l'Agence concernant les effets environnementaux négatifs potentiels du projet

L'AEIC sollicite également des commentaires sur les conditions potentielles formulées dans le cadre de cette évaluation environnementale. Une fois finalisées, celles-ci deviendraient obligatoires.

Les commentaires seront acceptés jusqu'au 22 octobre.

Le rapport provisoire a été publié mercredi. C'est là qu'en a pris connaissance l'entreprise. GNL Québec poursuit toujours le travail nécessaire visant à compléter son analyse quant au projet Énergie Saguenay. GNL Québec prendra connaissance du contenu du rapport provisoire d'évaluation environnementale, formulé par l'Agence d'évaluation d'impact du Canada, a fait savoir l'entreprise via un porte-parole.

Le sujet a refait surface lors de la campagne électorale fédérale. Le Parti conservateur du Canada a notamment fait campagne en mentionnant son appui au projet. Toutefois, lors du débat des candidats régionaux organisé par Radio-Canada et Le Quotidien, le député Richard Martel, réélu lundi, avait assuré que son parti respecterait l'avis de Québec dans ce dossier.

Un rapport critique

Tout comme le rapport rendu au palier provincial par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), celui de l'AEIC comporte une longue liste d'effets négatifs importants et modérés.

Il est notamment question des effets importants résultant des émissions de gaz à effet de serre compte tenu de l’ampleur de la contribution du projet aux gaz à effet de serre et de son impact sur l’atteinte des objectifs québécois et canadiens.

L'AEIC s'inquiète également des effets importants directs et cumulatifs sur les mammifères marins, incluant le béluga compte tenu, notamment, des effets du bruit subaquatique sur le béluga du Saint-Laurent, allant à l’encontre des objectifs des programmes de rétablissement des mammifères marins en péril de l’estuaire du Saint-Laurent ainsi que du mandat de protection de l’aire protégée.

Le projet aurait aussi des effets importants directs sur le patrimoine culturel des Premières Nations innues, compte tenu du dérangement des mammifères marins qui serait occasionné par l’augmentation du trafic maritime.

Autres modifications aux lobbyistes

Par ailleurs, GNL Québec et sa société soeur, Gazoduq, ont continué à apporter des modifications au Registre des lobbyistes. Le 15 septembre, GNL Québec a retiré un nom pour ne garder que le président Tony Le Verger et le président et promoteur initial, Jim Illich. Du côté de Gazoduq, les noms de quatre employés ont été retirés le 21 septembre. Il ne reste que celui de Jim Illich.

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