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Une première école secondaire montréalaise offre un programme d’agriculture urbaine

Les élèves travaillent dans leur jardin.

L’école secondaire Louis-Joseph-Papineau, dans le quartier Saint-Michel, à Montréal, offre depuis l’an dernier un programme d’agriculture urbaine.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Despatie

L’école secondaire Louis-Joseph-Papineau, située dans le quartier Saint-Michel, à Montréal, tente d'innover et offre depuis l’an dernier à ses élèves un programme d’agriculture urbaine.

Le programme, baptisé EAU, pour Environnement et agriculture urbaine, vise notamment à cultiver la conscience environnementale chez les jeunes.

Ces jours-ci, les élèves de deuxième secondaire sont en pleine récolte dans les potagers.

Et même si plusieurs n’ont pas choisi d’eux-mêmes d’être dans ce nouveau programme, beaucoup semblent l’apprécier.

Germina Dominique, par exemple, admet que ce n’est pas elle qui a fait ce choix, mais plutôt ses parents. Ça se passe bien quand même, c’est cool de récolter les légumes qu’on a fait pousser, dit-elle.

Miser sur l'agriculture à l'école secondaire

Plusieurs élèves affirment de leur côté apprécier le fait d’être dehors. J’aime beaucoup qu'on sorte, qu'on bouge, qu'on change d'endroit. On a chacun un jardin, on peut rapporter chez nous des affaires qu'on a faites nous-mêmes, pas industrielles. Et ça, c'est vraiment nice, affirme Marie-Bérénice Ouandaogo.

Yael Galvan-Mendoza est plutôt d’accord avec ces propos. Moi, je ne savais pas que je m'embarquais là-dedans. Et une fois dans le mood, c'était bien. Sortir plus régulièrement au lieu d'être enfermé dans la classe, je trouve ça plus le fun. On apprend à entretenir les légumes, à les faire pousser, les faire grandir, et toutes les techniques de jardinage, explique-t-il.

Inès Haddad, qui tient fièrement entre ses mains du chou kale et du piment qu’elle va rapporter chez elle, dit qu’elle a voulu être une des premières élèves à essayer le programme quand elle a appris que Louis-Joseph-Papineau était la première école secondaire montréalaise à l’offrir.

Une jeune fille fait semblant de manger un piment alors qu'une autre sourit derrière.

Les élèves cultivent entre autres des piments.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Despatie

Le Centre de services scolaire de Montréal a fait appel à une enseignante de l’École des métiers de l’horticulture, Fanny Debonnet, pour enseigner les techniques horticoles, la planification, la préparation et l’entretien d’un potager aux élèves. Elle assiste l’enseignante de l’école responsable du projet, Christine Laniesse.

Les élèves sont en équipes de deux par parcelle et ils doivent s’en occuper : la préparation, le semis, le désherbage, l'entretien. Les résultats sont évalués à la fin de l'année scolaire, explique Mme Debonnet.

L’agriculture urbaine, l'écologie, l’environnement, c'est tendance. Donc, même si le premier jour de classe, ce n’est pas évident pour tout le monde qu'on est dans un programme qui est cool, je pense qu'avec le temps, [les élèves] vont s’apercevoir qu'ils étaient à l’avant-garde.

Une citation de :Fanny Debonnet, enseignante de l’École des métiers de l’horticulture de Montréal
Un élève qui tient un sécateur donne des fèves à un autre.

Les jeunes du programme apprennent plusieurs techniques de jardinage.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Despatie

Quant à Christine Laniesse, elle a accepté de faire partie du projet, car elle trouve important de sensibiliser les jeunes à l'environnement.

Je veux qu'ils en apprennent sur la façon de se nourrir. C’est pour ça que le programme est important. Comme une petite graine pour la tomate, on plante une petite graine dans leur cerveau pour l'environnement, l'agriculture urbaine. Et ça fait des petits, précise-t-elle.

Le potager qu'utilisent les élèves pour le programme EAU sert à toute une communauté. Plusieurs organismes se partagent la serre, un petit verger et de grands jardins. Le Carrefour jeunesse-emploi Centre-Nord et l'organisme Vivre Saint-Michel en santé initient d'autres groupes à l'agriculture urbaine. Les produits récoltés sont vendus dans un marché solidaire.

D'après des informations d'Anne-Louise Despatie

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