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Une baie de Chambord constamment envahie par des résidus de bois

Des résidus sur une plage.

L'accumulation de matières organiques, comme du bois décomposé ou des feuilles, est bien visible sur cette plage de la baie Doré.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

La municipalité de Chambord et divers intervenants espèrent régler pour de bon un problème d'accumulation de matières organiques, comme du bois décomposé ou des feuilles, dans une baie du lac Saint-Jean.

Une quantité importante de bois en décomposition s'accumule sur les berges de la baie Doré depuis des années, y rendant la baignade et la marche désagréables.

Durant l'été, on en a jusqu'au genoux sans problème. On ne voit pas nos pieds. Et quand on sort de l'eau on en a sur les jambes, a raconté Philippe Savard-Hudon, propriétaire de Chalets et spa Lac-Saint-Jean.

Cette entreprise, la municipalité et d'autres partenaires ont commandé en ce sens une étude auprès de la firme Environnement CA. Ce qui semble particulier de la baie Doré, c'est que la matière organique est vraiment coincée pratiquement sur une base annuelle [...] contrairement à où il y a de l'accumulation ailleurs et où la dérive littorale est un peu responsable du transport de ces matières-là jusqu'à l'exutoire dans la Grande-Décharge, a expliqué le géomorphologue Louis Bouchard, d'Environnement CA.

Luc Chiasson pointe vers le lac.

Le maire de Chambord Luc Chiasson explique que c’est en partie en raison des épis que les matières restant dans la baie.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Selon le maire de Chambord, Luc Chiasson, le problème s'explique aussi en partie en raison des épis installés pour contrer l'érosion. Ces derniers feraient en sorte que les matières organiques restent dans la baie, en plus évidemment de la configuration physique de celle-ci.

Comme des sables mouvants

La situation ne cause pas que des désagréments durant la marche ou la baignade. Il se produit aussi parfois des événements dangereux, comme il est arrivé cet été. Une jeune enfant était tombée dedans, elle avait des difficultés à sortir de là. C'est un peu comme des sables mouvants Une fois que tu es aspiré dedans, tu as de la difficulté à circuler. C'est une jeune enfant, donc elle avait de la misère à sortir de là, s'est rappelé Philippe Savard-Hudon.

Les villégiateurs, les touristes ainsi que les clients de Chalets et Spa Lac-Saint-Jean et de deux campings avoisinants sont directement touchés par la situation. On a des commentaires assez souvent comme quoi ce n'est pas agréable de se baigner, a indiqué le maire Chiasson. Pour des touristes internationaux français, qui sont habitués aux belles plages de sable fin, quand ils arrivent ici, c'est peu ragoûtant, a ajouté Philippe Savard-Hudon.

Deux hommes discutent sur une plage l'automne.

Le propriétaire de Chalets et Spa Lac Saint-Jean Philippe Hudon-Savard et le maire Luc Chiasson espèrent procéder à un nettoyage au printemps prochain.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Des solutions

De 2009 à 2013, la municipalité a procédé à trois dragages. Toutefois, cette pratique est maintenant interdite par la loi provinciale sur la qualité de l'environnement.

L'étude d'Environnement CA a proposé trois solutions possibles, dont l'une est déjà priorisée. La piste de solution, encore une fois, qui nous semble la meilleure, c'est vraiment de faire les opérations que nous avions faites dans les dernières années, a précisé le maire Chiasson en parlant du dragage.

La municipalité espère aller chercher dans les prochains mois un certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement lui permettant de procéder à du nettoyage pour les cinq prochaines années. Eux ont émis leurs exigences et les attentes en regard des interventions qui pouvaient être menées là. Nous sommes au stade d'évaluer tout ça, pour essayer de trouver un compromis ou la solution qui va rencontrer les objectifs des promoteurs et les attentes des ministères dans le but de rester dans le cadre législatif en vigueur, a mentionné Louis Bouchard.

D'après un reportage de Laurie Gobeil

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