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Du théâtre pour imaginer « l’après-pandémie »

Les comédiens David Bélizaire et Clémence Roy-Darisse sont assis dans un parc du Vieux-Hull et se regardent.

Le déambulatoire théâtral «Le Monde se meurt, vive le monde!», de la compagnie gatinoise Fâcheux Théâtre, est présenté cet automne.

Photo : Radio-Canada / Marika Bellavance

À quoi ressemblera le monde après la pandémie? C’est la question à laquelle tente de répondre l’équipe de la compagnie Fâcheux Théâtre, avec son spectacle déambulatoire Le Monde se meurt, vive le monde!, présenté dans les rues de Gatineau cet automne.

Les trois comédiens de la pièce, Sylvain Sabatié, Clémence Roy-Darisse et David Bélizaire, répondront d’ailleurs à cette question près d’un an plus tard que prévu, le passage de la région en zone rouge en octobre 2020 les ayant alors forcés à reporter leurs représentations. Ils donneront finalement vie à leurs personnages les 24, 25 et 26 septembre, ainsi que les 16 et 23 octobre, devant un public restreint et distancé de 30 personnes.

Revisiter le passé pour rêver l’avenir

Un homme se tient debout et semble parler d'un ton grave.

Le personnage incarné par le comédien David Bélizaire aborde notamment le sujet de la discrimination.

Photo : Radio-Canada / Marika Bellavance

Ainsi, ils sont trois à prendre la parole dans la production du Fâcheux Théâtre. Chacun et chacune dépeint sa propre réalité.

On a l’archétype de l’homme noir, qui subit de la discrimination; celui de la femme, qui se fait traiter de "folle" parce qu’elle ose dénoncer ses agresseurs; et de l’homme blanc, qui profite du système, énumère le directeur artistique de la troupe et comédien Sylvain Sabatié.

Un homme est assis sur un banc, dans un parc, et semble en colère.

Le thème de la masculinité toxique est abordé à travers le personnage qu'interprète le comédien Sylvain Sabatié.

Photo : Radio-Canada / Marika Bellavance

Il y a eu le mouvement #MeToo, le Black Lives Matter, la mort de George Floyd, le rapport des peuples autochtones : ce sont des sujets qui nous ont interpellés. On a pris des textes [classiques] qui évoquaient ça, qu’on a adaptés pour que ça parle au public d’aujourd’hui.

Une citation de :Sylvain Sabatié, directeur artistique et comédien

La pièce s'avère donc un collage d'œuvres classiques, dont l’écriture date parfois de plusieurs siècles, comme L’Avare de Molière et Antigone de Sophocle, entre autres. Le parcours, d’une durée approximative de 45 minutes, est ponctué de différents arrêts durant lesquels les spectateurs pourront entendre une enfilade d’extraits de ces textes.

Une femme regarde vers sa droite. Derrière elle, les rues de Gatineau sont floues.

La comédienne gatinoise Clémence Roy-Darisse fait partie de la distribution.

Photo : Radio-Canada / Marika Bellavance

Ces textes-là ne sont pas des classiques pour rien : ce sont des classiques parce qu’ils ont quelque chose d’universel.

Une citation de :Clémence Roy-Darisse, comédienne

Je lisais les scènes [de ces textes] et, tout de suite, je trouvais les échos avec l’actualité, renchérit celle dont le rôle était aussi de dénicher les œuvres à mettre en scène.

La Gatinoise d’origine cite aussi en exemple le roman Le Procès de Kafka, écrit en 1925, dans lequel le personnage est arrêté sans en connaître la raison. On était en plein dans le Black Lives Matter et dans le profilage racial [avec George Floyd], se souvient-elle.

Un optimisme lucide

Un homme joue du ukulélé dans le stationnement extérieur d'un commerce. Derrière lui, un autre homme joue de la guitare.

Le parcours théâtral est ponctué de courtes interludes musicales.

Photo : Radio-Canada / Marika Bellavance

Malgré les thèmes difficiles abordés dans la pièce, les deux créateurs espèrent qu’un message d’espoir s’en dégage.

On est dans un optimisme lucide. On essaie de dire : "Oui, on peut changer le monde, mais il y aura toujours des gens qui vont résister, ne l'oublions pas", mentionne Sylvain Sabatié.

Mais j’ai l'impression qu'on a vu qu’on était capable de s'allier pour une même cause [pendant la pandémie]. Les mouvements sociaux ont pris de l'ampleur, soutient Clémence Roy-Darisse. Ça m’a donné un peu espoir en notre résilience individuelle et collective, et je pense que nos personnages aussi parlent beaucoup de résilience.

Pour y aller :

  • 24 au 26 septembre (Vieux-Hull) : départ à 16 h 30, à partir du Stationnement Légal, au 145, rue Eddy;
  • 16 et 23 octobre (Vieux-Gatineau) : départs à 14 h 30 et 16 h 30. Lieux de rencontre à confirmer.

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