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Plan pour le retour des infirmières : les attentes du milieu

22 août 2021. Des infirmière se tiennent à l'entrée du CHUL.

Des infirmières de partout dans la province ont participé à des mouvements pour dénoncer la charge de travail et les heures supplémentaires qui leur sont imposées.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau-Lamarche

À bout de souffle, des infirmières ainsi que leur syndicat ont d’importantes attentes quant au plan qui sera proposé par le ministre de la Santé Christian Dubé jeudi. D’autres professionnels de la santé demandent aussi une action du gouvernement.

Les besoins du réseau de la santé sont importants partout dans la province, alors qu’on déplore l’absence de 4000 infirmières. La région de Québec n’y échappe pas. L’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) estime le manque de postes d’infirmières à pourvoir à 200, et le CHU de Québec affirme qu’il y a 500 postes disponibles dans ses établissements.

Bateau déjà coulé

Les syndicats sonnent l’alarme depuis des mois, même des années, quant au sort réservé aux infirmières du réseau. Sont majoritairement dénoncés le recours aux heures supplémentaires obligatoires (souvent appelées TSO ou temps supplémentaire obligatoire) et la charge de travail grandissante, qui découragent le personnel en place.

Nancy Hogan en entrevue FaceTime avec Radio-Canada.

Nancy Hogan représente environ 4 650 professionnels de la santé. (archives)

Photo : Radio-Canada

On a encore beaucoup de jeunes qui s'inscrivent dans nos professions, mais je pense que ce qu'on veut aussi c'est qu'elles restent, affirme Nancy Hogan, la présidente du syndicat interprofessionnel du CHU de Québec.

Les attentes de la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec Nancy Bédard sont elles aussi très élevées, compte tenu de l’urgence de la situation. Malheureusement, on a plus que frappé le mur. Là, le bateau est coulé au fond de l’eau. Donc ça va prendre des mesures drastiques et courageuses, ajoute-t-elle.

La présidente de la FIQ, portant un masque.

Nancy Bédard, présidente de la FIQ.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Infirmière à l’IUCPQ depuis près de deux ans au sein de l’équipe volante, Victoria Lecours affirme qu’elle n’a pas à faire autant d’heures supplémentaires qu’ailleurs dans le réseau. Selon elle, la clé du bonheur des infirmières est plus de contrôle sur son horaire et une bonne conciliation entre la vie professionnelle et personnelle. Et c’est ce qu’elle souhaite pour elle et ses collègues partout à travers le réseau.

Bruno Savard est en entrevue avec France Maltais, infirmière pendant 36 ans et retraitée depuis juillet.

Pas juste les infirmières

Alors que l’attention est actuellement portée sur les infirmières et infirmiers, d’autres professionnels de la santé vivant des situations similaires disent se sentir délaissés par le système.

C’est le cas de Julie Pilon, qui est technologue en médecine nucléaire. Elle affirme que les heures supplémentaires obligatoires ne sont pas réservées qu’aux infirmières, et qu’il n’est pas rare qu’elle ou certains de ses collègues doivent travailler de 50 à 60 heures par semaine.

Julie Pilon

Julie Pilon est technicienne en médecine nucléaire à l'IUCPQ.

Photo : Radio-Canada

Elle souhaite donc plus de reconnaissance de la part du gouvernement. Je pense que le gouvernement devrait changer son discours un peu et enlever le mot infirmière de sa bouche et utiliser professionnel de la santé, rétorque-t-elle.

Elle demande donc que les gains qui seront réalisés par les infirmières soient également accordés aux autres professionnels de la santé.

Avec des informations de Pascal Poinlane et Guylaine Bussière

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