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Des doctorants en psychologie de l’UQTR demandent plus de valorisation

Des étudiants tenant des affiches sont assis sur le sol devant l'entrée de l'édifice Royale abritant le bureau du député de Trois-Rivières.

Des doctorants en psychologie de l'UQTR manifestent pour demander une meilleure valorisation de leur formation devant le bureau du ministre Jean Boulet, à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Magalie Masson

Radio-Canada

Une trentaine de doctorants en psychologie de l'Université du Québec à Trois-Rivières ont participé mercredi à un sit-in devant le bureau de circonscription du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet. Ils réclament que le travail des internes dans le réseau public soit valorisé et que les conditions accompagnant la bourse qui leur est offerte au dernier stage soient revues.

Au doctorat, un étudiant qui choisit de faire son dernier stage, soit l'internat, dans le réseau public se voit octroyer une bourse de 25 000 dollars, à condition qu'il promette un engagement professionnel de deux ans à la suite de ce stage. Une situation dénoncée par les étudiants rencontrés.

Actuellement, même si on a un contrat d’engagement de deux ans, les milieux ne sont pas nécessairement capables de dire quand on commence à travailler, quelle sera notre fonction, quelles seront nos tâches. Autrement dit, on a 25 000 dollars pour avoir un contrat pour lequel on ne sait pas trop dans quoi on s’embarque.

Une citation de :Camille Buisson, doctorante en psychologie à l'UQTR

Le système de bourse a été instauré par le gouvernement du Québec comme mesure de rétention de la main-d'œuvre. À ce jour, 900 psychologues sont manquants dans le réseau public, selon Camille Buisson. Par contre, ce n’est pas aux stagiaires et aux internes de répondre à ce problème-là.

Un étudiant qui ne signe aucun engagement ne reçoit pas de bourse. Camille Buisson estime que ces internes contribuent pourtant à l’accès aux soins en santé mentale en contexte de pénurie. On doit faire 150 heures de bénévolat. 150 heures qui s’ajoutent aux 900 heures de stage qu’on a déjà faites avant l’internat, pas rémunérées non plus.

La Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie (FIDEP) est en pourparlers avec Québec depuis deux ans pour supprimer les critères d'obtention de la bourse, mais le dossier n’évolue pas.

L'équipe du ministre Jean Boulet dit être au fait du dossier, mais ne se prononce pas pour l'instant.

Les doctorants de l'Université de Sherbrooke et de l'Université du Québec à Chicoutimi boycottent aussi leurs cours, leur stage et l'internat mercredi.

Avec les informations de Magalie Masson

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