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Train léger : Jim Watson veut régler les problèmes, « pas enchaîner les réunions »

Capture d'écran du maire lors de la séance du conseil municipal.

Le maire Jim Watson souhaite que les citoyens fassent de nouveau confiance au train léger (archives).

Photo : Ville d'Ottawa

Radio-Canada

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, est déterminé à régler les problèmes des derniers mois liés au train léger d’Ottawa plutôt que d’« enchaîner les réunions interminables », a-t-il soutenu mercredi.

Il a fait ce commentaire en réaction à une motion proposée par les conseillers municipaux Jeff Leiper et Shawn Menard, qui réclamaient une rencontre d’urgence cette semaine avec les élus pour faire le point sur la situation actuelle.

Avant le vote sur la motion, Jim Watson a pris le temps de mentionner aux autres élus qu’il ne voulait pas que celle-ci soit adoptée, ce qui aurait été le cas si elle avait obtenu 18 voix. Malheureusement pour les conseillers Leiper et Menard, elle n’en a récolté que 16.

Cette motion est très bonne pour les avocats, mais pour moi, la priorité est d’améliorer la situation et de la stabiliser. [Je ne veux] pas faire un autre débat sur un contrat signé par la Ville il y a 10 ans, a poursuivi le maire Watson.

L’approche de Jim Watson déçoit grandement une membre du groupe des usagers du transport en commun d’Ottawa, Laura Shantz. Tous les usagers et moi avons plusieurs questions, mais aucune réponse de la Ville. [...] Il ne s’est rien dit sur ça [mercredi], et pour moi, c’est l’enjeu le plus important, a-t-elle dit en entrevue avec ICI Ottawa-Gatineau.

Le maire a affirmé que l’offre de services du Groupe de transport Rideau (GTR) a bien servi les utilisateurs du réseau pendant un an et demi, notant du même souffle que les dernières semaines ont été plus difficiles.

C’est inacceptable. Je ne suis pas satisfait des six dernières semaines. On paie beaucoup pour ce service, et GTR ne répond pas à ma satisfaction ni à celle des conseillers, des autres membres du personnel et des utilisateurs, a expliqué Jim Watson.

Pour cette raison, il a organisé une réunion avec tous les autres fonctionnaires de GTR et de Rideau Transit Maintenance (RTM), ainsi qu'avec le fabricant Alstom.

Il espère ainsi que les problèmes soient rapidement chose du passé afin que la population fasse de nouveau confiance au train léger d’Ottawa.

Pour Laura Shantz, le déraillement survenu dimanche représente encore une autre perte de confiance, à un tel point qu’elle planifie toujours un plan B lorsqu’elle prend le train, selon ses dires. J’apporte toujours mon vélo. Comme ça, si le train est coincé, moi, je ne le suis pas, a-t-elle ajouté.

Elle a soutenu que tous les problèmes liés au train léger ne donnent pas une belle publicité à la Ville d’Ottawa. Dans les grandes villes, le système fonctionne bien. Il y a de petits problèmes parfois, mais ici, on est incapables de les régler, a-t-elle critiqué.

La gratuité proposée en décembre

Au cours de la réunion du conseil municipal de mercredi matin, quelques éléments ont été déposés en prévision de la prochaine rencontre qui aura lieu au mois d’octobre, comme l'idée de briser le contrat de 30 ans avec GTR, l’entreprise de maintenance. Cela permettrait à ce que la situation soit dorénavant entre les mains de la Ville d’Ottawa. L’annulation du contrat a fait l'objet de nombreuses discussions, il y a environ 18 mois.

Un autre sujet qui a été discuté est l’idée, annoncée mardi sur le compte Twitter de Jim Watson, de proposer un service gratuit pour tous les clients du transport en commun durant le mois de décembre.

Laura Shantz estime que le maire Watsontente de détourner l’attention des problèmes réels avec ce qu’elle qualifie de coup de publicité, a-t-elle mentionné au micro de l’émission Les matins d’ici.

Elle a aussi soulevé le fait que le mois de décembre est celui où les usagers se déplacent le moins en raison du temps des fêtes. S’il veut vraiment donner un bon service, pourquoi [ne] pas choisir un mois où il y a beaucoup de gens qui utilisent le service?

À cela, Jim Watson répond que le choix du mois de décembre se justifie par la volonté d'aider les petites et moyennes entreprises pendant la période de Noël.

Avec les informations de Rémi Authier et d’Antoine Trépanier

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