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Bilan annuel de la DPJ : une année marquée par la pandémie et la pénurie de main-d’oeuvre

Le Centre jeunesse de l'Abitibi-Témiscamingue à Val-d'Or.

Le Centre jeunesse de l'Abitibi-Témiscamingue à Val-d'Or (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Le nombre de signalements à la DPJ a augmenté de 2,5 % par rapport à l’année dernière, tandis que dans l’ensemble du Québec, le nombre de signalements a diminué de 0,5 %.

C'est ce que révèle le bilan annuel de la direction de la protection de la jeunesse de la région.

De plus, en Abitibi-Témiscamingue, le taux de signalements à la DPJ est significativement plus élevé que dans l'ensemble du Québec.

Le directeur de la protection de la jeunesse en Abitibi-Témiscamingue, Donald Vallières, souligne toutefois que cet écart avec le reste du Québec est récurrent depuis plusieurs années.

Un élément de réponse à ça, c’est que c’est sûr que l’on vit dans une région où les gens se connaissent beaucoup, on est plus proches. Donc je crois que ça facilite le signalement parce que les gens sont conscients, dans les petites municipalités, de la réalité des enfants. C’est sûr qu’on n’a pas de réponse scientifique pure à ça, mais je peux aussi vous dire qu'au fil des années, l'écart [avec la moyenne provinciale] se rétrécit tranquillement, affirme le directeur.

Le directeur de la protection de la jeunesse pour l'Abitibi-Témiscamingue, Donald Vallières

Le directeur de la protection de la jeunesse pour l'Abitibi-Témiscamingue, Donald Vallières

Photo : Gracieuseté Donald Vallières

En ce qui concerne les communautés autochtones, 2020-2021 était la première année de collaboration avec la nouvelle agence Mino Obigiwasin, qui offre des services en protection de la jeunesse pour quatre communautés anichinabées, soit Kitcisakik, Lac-Simon, Winneway, Pikogan.

C’est très positif comme premier bilan, ils sont en processus d’intégrer plusieurs aspects, par exemple au niveau d’intégrer le contentieux, le légal. Ils ont beaucoup de phases complétées. Ils ont engagé leur personnel, mais c’est sûr qu’en termes d’enjeux, ils vivent les mêmes enjeux que nous : la pénurie de personnel. C’est très difficile de trouver des intervenants, particulièrement des travailleurs sociaux membres de l’Ordre, et des ressources humaines, donc ils vivent les mêmes enjeux, on travaille en collaboration à ce niveau-là, souligne Donald Vallières, en mentionnant que la pénurie de main-d’oeuvre est la problématique principale à laquelle la DPJ doit faire face.

Il ajoute que la communauté autochtone à Notre-Dame-du-Nord est en cours de processus pour intégrer Mino Obigiwasin.

On est en processus de travailler avec les communautés des Premières Nations pour les impliquer de plus en plus jusqu’à ce qu’elles assument, un jour, complètement la protection de leurs enfants. Et on y croit, d’ailleurs. C’est un projet qui nous tient à cœur, on croit beaucoup à ça, assure M. Vallières.

Donald Vallières ajoute qu'il a parfois été difficile pour les équipes de la DPJ d'intervenir en contexte de pandémie, mais que les intervenants ont redoublé d’efforts pour venir en aide aux enfants et à leur famille.

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