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Signalements en baisse, mais longues listes d’attente à la DPJ de Montréal

Assunta Gallo.

Assunta Gallo, directrice de la DPJ du CIUSSS Centre-Sud-de-l‘île-de-Montréal

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Quelque 15 973 signalements ont été traités par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) à Montréal, une diminution de 3,1 % par rapport à l’année dernière.

Toutefois, pas moins de 741 enfants sont en attente pour des besoins de protection à Montréal, un nombre extrêmement préoccupant pour la directrice de la DPJ du CIUSSS Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, Assunta Gallo, qui a dévoilé ces données mercredi matin.

Au mois de juillet, la DPJ faisait état de quelque 540 enfants sur une liste d’attente pour une évaluation. Elle comptait mercredi matin 406 enfants en attente.

C’est préoccupant. On n’a jamais vu des listes d’attente aussi longues à Montréal et dans d’autres régions.

Une citation de :Assunta Gallo, directrice de la DPJ du CIUSSS Centre-Sud-de-l‘Île-de-Montréal

Le délai est présentement de 15 à 17 jours.

Cela s’explique également par les hausses de signalements dans les années précédentes, ainsi que par la pénurie de main-d’œuvre, selon Assunta Gallo.

Pour répondre à la demande actuelle, il faudrait au moins 25 postes de plus, a-t-elle précisé.

Des opérations de charme sont tentées auprès des universités pour attirer des étudiants afin qu’ils embrassent une carrière d’intervenants auprès des jeunes et des enfants, a confié Mme Gallo.

Baisse de signalements et pandémie

Il n’est pas exclu que la baisse de signalements soit liée à la pandémie, a indiqué Mme Gallo, rappelant le confinement durant la première vague, alors que les milieux scolaires et de garde étaient fermés.

Pendant trois mois, on a vu une baisse de signalements. Cela peut s’expliquer par le fait qu’on avait moins d'yeux [pour observer les enfants].

Une citation de :Assunta Gallo, directrice de la DPJ du CIUSSS Centre-Sud-de-l‘Île-de-Montréal

Alertée par cette baisse, la DPJ a contacté les centres scolaires de Montréal, les policiers et les organismes communautaires.

On voulait s’assurer que ces enfants ne tombent pas entre deux chaises, a expliqué Mme Gallo.

Un adolescent appuyé contre une clôture.

Un adolescent appuyé contre une clôture

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

À Montréal, les signalements portent notamment sur les abus physiques, la négligence et les mauvais traitements psychologiques.

Mme Gallo, qui ne se réjouit pas de la baisse des signalements, a rappelé qu’on a mis beaucoup d’efforts pour s’assurer de donner le bon service au bon moment.

En conférence de presse, elle a indiqué que les enfants n’ont jamais été laissés pour compte malgré la pandémie et le manque de reconnaissance, faisant référence à des critiques qui ont miné le moral des troupes.

Elle a précisé que 1431 adolescents avaient reçu des services dans le cadre de la Loi sur le système de justice pénale. Un chiffre qui représente une diminution de 12 % par rapport à l’an dernier.

Au Québec, 7420 adolescents ont bénéficié des services de la DPJ selon les termes de cette loi.

Cela constitue une baisse de 17,9 % par rapport à l’année précédente, a précisé Assunta Gallo.

Avec les informations de La Presse canadienne

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