•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Difficile d’obtenir une exemption médicale pour éviter le masque ou le vaccin

Ghislain Lavoie.

Le Dr Ghislain Lavoie préside le Collège des médecins de famille du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le passeport vaccinal fait son entrée au Nouveau-Brunswick et le port du masque est à nouveau obligatoire dans les espaces publics intérieurs. Il est possible d'obtenir des exemptions à ces exigences, mais elles sont rares et cela peut s'avérer plus difficile que certains le croient.

Avoir peur des aiguilles ou trouver le masque inconfortable ne sont pas des raisons valables pour obtenir une exemption qui permettrait de ne pas se faire vacciner ou de ne pas porter le masque « pour des raisons médicales », selon le Dr Ghislain Lavoie, qui préside le Collège des médecins de famille du Nouveau-Brunswick.

Il en va de même pour un diagnostic de cancer, une maladie des poumons ou le fait d'être enceinte, selon lui.

Le port du masque très rarement déconseillé

Le Dr Ghislain Lavoie affirme avoir lui-même donné une seule exemption pour le port du masque depuis le début de la pandémie. La patiente en question est atteinte du trouble du spectre de l'autiste et cela faisait en sorte qu’elle jouait toujours avec son masque, ce qui la plaçait davantage à risque.

En termes du masque, on le sait, on peut bien respirer à travers. On peut bien le tolérer pour de longues périodes de temps. Vraiment, il n’y a pas de raison médicale de ne pas porter un masque, ajoute le médecin.

Des gens peuvent aussi souffrir d’un trouble d’anxiété non diagnostiqué qui peut faire en sorte qu’ils se sentent pris en portant un masque, mais il y a des façons de combattre ça, a soutenu le Dr Ghislain Lavoie.

Les allergies sévères comme exemption à la vaccination

La liste des raisons pour lesquelles on peut obtenir une exemption pour le vaccin contre la COVID-19 est aussi très courte.

Les [...] raisons pour ne pas être vacciné à ce point-ci, c’est une allergie sévère à une composante du vaccin ou une allergie sévère - on parle d’anaphylaxie - à la première dose du vaccin.

Une citation de :Le Dr Ghislain Lavoie, médecin de famille

Dans ces deux cas, les médecins encouragent le patient à aller voir un allergologue pour confirmer l’allergie sévère.

Le Dr Ghislain Lavoie précise qu'un diagnostic de cancer ou une condition qui a un impact sur la santé des poumons ne sont pas de bonnes raisons de ne pas être vacciné. Cela vaut aussi pour les femmes enceintes, d’après le médecin.

Le vaccin a fait ses preuves dans ces populations-là aussi et puis ces raisons-là ne sont pas valides, a-t-il avancé.

C’est sûr qu’il y a des cas ici et là où ça va plus ou moins bien, mais on regarde aux statistiques et à la science, on nous dit que c’est correct et c’est même encouragé, a-t-il précisé.

Le Collège des médecins et des chirurgiens du Nouveau-Brunswick abonde dans le même sens.

Les gens peuvent penser qu'ils sont allergiques à tous les vaccins, alors que ce n'est pas le cas. Et ce qu'ils appellent une allergie ne l’est peut-être pas, mais, au moins, il y a un test pour ça, a indiqué à CBC le Dr Ed Schollenberg, registraire pour le collège.

La santé publique peut aussi accorder des exemptions temporaires dans de rares cas. Ces exemptions s’appliquent aux gens qui ont été affectés par une thrombose veineuse ou artérielle avec thrombocytopénie, syndrome de fuite capillaire, myocardite ou péricardite après une première dose d'un vaccin ARNm.

Les personnes qui subissent un type spécifique d'immunothérapie et pour qui les traitements peuvent altérer la période d’immunisation du vaccin contre la COVID-19 peuvent obtenir une exemption, selon la santé publique.

De nombreuses demandes

Le Dr Ghislain Lavoie a remarqué une augmentation des demandes d’exemption depuis l’annonce de la mise en place d’un passeport vaccinal dans la province.

Ce n’est pas le nombre de patients qui pose problème, selon lui. Ce sont plutôt les personnes hostiles aux mesures sanitaires, à qui les médecins ou leurs réceptionnistes doivent répondre.

Ça prend beaucoup de place, mais plus au niveau mental plutôt qu'au niveau du nombre de patients. C’est quand même une minorité. Si on regarde tout simplement les chiffres, on voit que plus de 75 % des gens ont la double vaccination. Je pense que c’est une minorité vocale et ça prend beaucoup de place dans la tête du docteur plus que rien d’autre, a expliqué le Dr Lavoie en entrevue à La matinale.

Avec des informations de La matinale d'Ici Acadie et de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !