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Facebook en campagne pour défendre ses politiques de modération et de sécurité

Mark Zuckerberg de profil devant un écran affichant une icône de cadenas.

Le conseil de surveillance de Facebook se penchera sur le traitement partial de certaines vedettes sur la plateforme.

Photo : Reuters / Stephen Lam

Radio-Canada

Le géant des réseaux sociaux a indiqué mardi avoir investi plus de 13 milliards de dollars américains (16,6 milliards de dollars canadiens) dans la sécurité depuis 2016, un argument de plus pour tenter de redorer son image entachée par une série d'articles du Wall Street Journal (WSJ).

La gestion des problèmes complexes par les sociétés technologiques est examinée de très près, souvent sans le contexte nécessaire, déclare le géant des réseaux sociaux dans son dernier communiqué. L'entreprise regrette que certains progrès importants [et] effets positifs [soient] oubliés.

Le quotidien financier américain a publié la semaine dernière des enquêtes accusant Facebook d'ignorer les conclusions de ses propres recherches sur la façon dont ses plateformes sont utilisées, quand elles dérangent la direction.

C'est tout simplement faux.

Une citation de :Nick Clegg, vice-président responsable des affaires internationales de Facebook

L'un des articles révélait des extraits d'études du réseau sur les problèmes psychologiques des adolescentes obsédées par le corps idéal sur Instagram.

Facebook avait alors assuré travailler sur un système qui encouragerait les adeptes de l'application à ne pas s'appesantir sur les contenus promouvant l'archétype du corps féminin mince et athlétique.

Les autres enquêtes du WSJ ont dénoncé des privilèges dont jouiraient certaines personnalités prestigieuses, un changement d'algorithme qui aurait rendu les échanges plus agressifs, ou encore accentué le problème de la désinformation massive sur les vaccins contre la COVID-19.

Les articles nourrissent les nombreuses critiques formulées à l'égard du groupe californien, accusé depuis des années de faire passer en priorité les recettes publicitaires et de minimiser ses effets néfastes.

Un travail soutenu

Suggérer que la désinformation a en quelque sorte anéanti nos efforts de promotion des vaccins ignore le fait le plus important : la réticence à se faire vacciner chez nos utilisateurs et utilisatrices aux États-Unis a diminué de 50 % depuis janvier, a assené Nick Clegg.

Le réseau social a indiqué mardi employer 40 000 personnes pour s'occuper de sûreté et sécurité. Il a aussi rappelé avoir débusqué et retiré plus de 150 opérations de manipulation. Pendant le premier semestre, quelque 3,5 millions de publicités ont été rejetées parce qu'elles ne comportaient pas suffisamment d'informations sur qui les finançait.

Le conseil de surveillance de Facebook a annoncé mercredi qu'il comptait examiner le système XCheck, ou contrôle croisé, de l’entreprise, à la suite de l’enquête du WSJ. Le comité publiera un rapport en octobre où il pourrait formuler des recommandations au réseau social.

L’article du WSJ a attiré une nouvelle fois l'attention sur la manière d'apparence incohérente dont l'entreprise prend des décisions et sur l'importance d'une plus grande transparence et d'une surveillance indépendante de Facebook, a mentionné le conseil de surveillance.

Depuis les scandales liés aux campagnes de manipulation lors des élections de 2016, Facebook fait face à un flot de critiques et d'accusations sur de nombreux fronts, mais n'a jusqu'à présent pas été sanctionné, ni par les marchés ni par ses utilisateurs et utilisatrices.

Le réseau social attire près de 3 milliards d'internautes par mois.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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