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Un autre geste désespéré au centre-ville de Chicoutimi

Des passants marchent sur la rue Racine.

Le directeur de la Maison d'accueil pour sans-abri affirme que la détresse est plus visible sur la rue Racine parce que c'est aussi dans ce secteur que la plupart des services pour cette clientèle sont dispensés.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un homme en difficulté a menacé de mettre fin à ses jours avec un couteau en plein centre-ville de Chicoutimi mardi. Le triste événement s’ajoute aux autres épisodes de détresse rapportés dernièrement dans le même secteur.

Heureusement, les policiers de Saguenay ont réussi à désarçonner la crise en discutant avec l’individu. Il a été amené à l’hôpital de Chicoutimi.

Il y a près de deux semaines, un homme de 47 ans s’est infligé de sévères brûlures en mettant lui-même le feu à ses vêtements sur la rue Racine. Le geste désespéré s’était produit devant les policiers.

Le directeur de la Maison d'accueil pour sans-abri de Chicoutimi, Michel Saint-Gelais, estime que les plus démunis sont au bord du gouffre.

La tension ne fait que s’accentuer et on voit la manifestation de cette détresse de plus en plus par des gestes violents.

Une citation de :Michel Saint-Gelais, directeur, Maison d'accueil pour sans-abri

Il explique que depuis plusieurs années, les problèmes de détresse, de toxicomanie, le manque de logements abordables et le manque d’accessibilité aux services ne font que devenir plus importants. Les cas désespérés, comme ceux qui ont fait la manchette dernièrement, sont le résultat de cette accumulation selon lui.

Encore sécuritaire, le centre-ville?

À ceux qui s’inquiètent de la sécurité au centre-ville de Chicoutimi, Michel Saint-Gelais rappelle qu’il faut apporter des nuances. Je veux faire remarquer que les actes de violence sont dirigés contre les personnes elles-mêmes. C’est rarement de la violence exprimée envers des citoyens ou des commerçants.

Il rappelle que la Maison d'accueil pour sans-abri et les organismes qui viennent en aide au même type de clientèle ont besoin de sommes supplémentaires.

On a besoin de plus de financement, de plus de récurrence, de plus de services en santé mentale et en toxicomanie.

Une citation de :Michel Saint-Gelais, directeur, Maison d'accueil pour sans-abri

Il suggère aux citoyens d’aborder le problème avec leurs élus et de profiter de la campagne électorale municipale qui s’amorce pour sensibiliser les candidats.

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