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Une exemption d’isolement inquiète des parents et un syndicat d’enseignants

Selon une nouvelle ordonnance de santé publique, certains élèves exposés à la COVID-19 ne sont pas obligés de s’isoler.

Patrick Maze en conférence de presse.

Le président de la Fédération des enseignants de la Saskatchewan, Patrick Maze, comprend la frustration et l’inquiétude de parents.

Photo : Bryan Eneas/CBC

Radio-Canada

La Fédération des enseignants de la Saskatchewan (STF), ainsi que des parents, trouvent illogique que certains élèves exposés à la COVID-19 ne soient pas obligés de s’isoler.

Une nouvelle ordonnance de santé publique permet à des élèves ayant été en contact avec un malade de la COVID-19 d'aller à l'école, pourvu qu'ils ne présentent aucun symptôme et qu’ils portent un couvre-visage.

Rectificatif :

Une version précédente de ce texte indiquait à tort que seuls les élèves ayant été en contact avec la COVID-19 à l'école pouvaient être exempts d'isolement pour poursuivre leurs cours. Or, tous les jeunes peuvent continuer d'aller à l'école, peu importe l'endroit où ils ont été en contact avec la COVID-19, pourvu qu'ils n'aient pas de symptôme et qu'ils portent un masque.

Le président de la STF, Patrick Maze, trouve cette règle incohérente et difficile à appliquer. Il dit faire face à la frustration et à l'inquiétude de parents.

Patrick Maze pense que tous les élèves qui ont été exposés à un cas de COVID-19 devraient rester à la maison, quel que soit l'endroit où ils ont été exposés.

Une cadre administrative de la Fédération, Angela Banda, est du même avis. Elle estime qu’« il faut tout simplement avoir un ordre provincial d'isolement qui existe partout. Pas un programme qui existe dans la communauté et un autre qui existe dans les écoles. Si l'élève est un contact étroit, c'est l'isolement, point final ».

Parmi les parents inquiets, Erin O'Connor est maman de trois enfants à Saskatoon. Elle juge que c’est une mauvaise idée de permettre aux jeunes qui ont été exposés à la COVID-19 de fréquenter le milieu scolaire. Elle espère même que les parents qui ont des enfants concernés les garderont à la maison.

Pour sa part, Élyse Proulx-Cullen, mère de deux enfants dans la Ville des Ponts, soutient que la situation n'est pas facile pour les familles qui doivent constamment s’adapter à l’évolution de la COVID-19 dans les écoles. Elle attend toutefois du gouvernement des mesures claires qui protègent les jeunes tout en apportant un répit aux familles

L’intention de vouloir garder les enfants actifs dans leur vie sociale, dans leur vie scolaire est une bonne intention, mais la mise en pratique de cette directive est très difficile pour les familles, souligne-t-elle.

La Dre Ayisha Kurji, pédiatre à Saskatoon, ajoute que cela n'a vraiment pas de sens. Car selon elle, l’endroit où une personne a été exposée à la COVID-19 ne change rien aux risques de contracter la maladie.

De son côté, le ministère de la Santé défend sa mesure et dit vouloir prioriser, cette année, l'importance de l'apprentissage en salle de classe. 

Il affirme compter sur les taux de vaccination élevés des membres de la communauté, du personnel et des élèves de 12 ans et plus pour assurer la sécurité des plus vulnérables en milieu scolaire.

L’ordonnance indique que l’exemption d’isolement est un moyen de réduire le fardeau associé à l'absence des parents ou des tuteurs du travail et de s’assurer que les enfants ont la possibilité de continuer l’apprentissage en classe.

Avec les informations de Yasmine Ghania

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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