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Un homme recherché pour avoir frappé l’infirmière qui a vacciné sa conjointe

La façade d'une pharmacie Brunet à Sherbrooke.

Selon la police, une infirmière a été agressée dans une pharmacie Brunet de Sherbrooke pour des motifs reliés à la vaccination.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Radio-Canada

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) recherche un homme qui aurait agressé une infirmière travaillant à la pharmacie Brunet, dans l'arrondissement de Fleurimont, à Sherbrooke, le 20 septembre dernier.

L’homme se serait présenté au bureau de l’infirmière situé au 1055, 12e Avenue Nord, vers 9 h 15. Il lui aurait assené plusieurs coups. Sur place, l’homme accuse rapidement l’infirmière d’avoir vacciné sa femme sans son consentement [à lui], et ensuite la frappe à plusieurs reprises au visage, explique le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

Selon le SPS, le suspect serait âgé de 30 à 45 ans, de corpulence moyenne et mesurerait environ 1,83 m (6 pi). Il aurait des cheveux courts foncés, des yeux foncés et de gros sourcils.

Au moment des faits, il portait un chandail foncé, des jeans et des boucles d’oreilles. Il avait également un tatouage à une main ressemblant à une croix, précise M. Carrier.

Pour l’instant, la police ne dispose pas de photo ni de vidéo du suspect.

Les travailleurs bouleversés

La propriétaire de la pharmacie, Ariane Plourde, n’a pas souhaité accorder d’entrevue puisqu’une enquête est en cours. Elle indique que l'équipe de la pharmacie est bouleversée.

La vaccination dans cet établissement a été suspendue jusqu’à nouvel ordre, puisqu’une seule infirmière est en poste. Selon Mme Plourde, une quinzaine de personnes par jour se font vacciner à cette pharmacie.

La présidente du Comité de sécurité publique de la Ville de Sherbrooke, Danielle Berthold, a vivement réagi à la situation à l’émission Par ici l’info. Si la dame a pris un vaccin, c’est probablement parce qu’elle a pris le temps de s’asseoir, qu’elle a pris rendez-vous, puis qu’elle est allée, s’est-elle exclamée. C’est aberrant [comme situation]. Ça n’a aucun sens.

Un cas exceptionnel selon l'AQPP

Le président de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP), Benoit Morin, déplore la situation. Il indique toutefois qu’elle n’est pas le reflet de la réalité vécue actuellement dans la majorité des pharmacies. Il y a eu quelques cas isolés où on a distribué des pamphlets devant les pharmacies, où on a fait des manifestations, mais ce sont des cas isolés, souligne-t-il. Mais certains propriétaires ou certaines équipes sentent une pression.

Il rappelle que les pharmaciens sont tenus à la confidentialité. Même si le reste de la famille n’est pas d’accord [avec la vaccination], ou n’a pas la même vision des choses, ils viennent le faire en toute confidentialité. Donc, on est souvent au milieu de tout cela, explique-t-il.

Les personnes qui ont des informations pertinentes sur cette affaire peuvent téléphoner au 1 800 711-1800.

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