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Trois-Rivières veut bonifier son centre-ville

Des terrasses de la rue Des Forges au centre-ville de Trois-Rivières.

Le conseil municipal de Trois-Rivières souhaite attirer davantage de commerçants et de visiteurs au centre-ville (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Bélanger

Radio-Canada

Trois-Rivières se dote d’un nouveau plan pour revitaliser son centre urbain. En séance du conseil, mardi soir, les élus ont adopté le Plan directeur de revitalisation du centre-ville.

Il s’agit de la mise à jour du plan quinquennal mis en place en 2015, dont le but était de réduire le taux d’inoccupation commerciale.

« Dans l’année 2019, on a accueilli une trentaine de nouvelles entreprises au centre-ville et 375 nouveaux emplois », a rapporté le conseiller municipal du district Marie-de-l’Incarnation, Denis Roy.

« Dans les résultats du dernier plan, on peut parler de la piétonnisation de la rue des Forges, de l’apparition d’art et de mobilier urbain », a renchéri le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

La Ville estime que ce nouveau plan permettra de poursuivre cet essor économique et minimiser les impacts négatifs liés à la pandémie.

Il y a différents enjeux. Comment le centre-ville s’adapte au télétravail? Comment on s’adapte au statut précaire des restaurants? Comment concilier vivre au centre-ville et déployer un centre-ville?

Une citation de :Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières

Le plan directeur de revitalisation du centre-ville indique non seulement aux employés municipaux et aux élus les types d’actions qui sont à poser pour que la Ville atteignent ses objectifs de développement, mais il s’adresse également au public. « On veut dire ‘’c’est par là qu’on veut s’en aller, proposez-nous des projets’’ », ajoute Denis Roy.

Le groupe d’experts de la Ville et d’organismes parapublics s’est inspiré d’un forum de discussion et d’un sondage mené auprès de 1039 citoyens pour déterminer ses priorités.

Elles ciblent, entre autres, la bonification de l'animation hivernale, la mise en valeur du parc portuaire et des événements au centre-ville.

Une délibération trop rapide pour certains élus

Si les conseillers municipaux ont reconnu l’importance d’un centre-ville dynamique, certains se sont toutefois plaint de la rapidité à laquelle le plan à été adopté.

« On a eu une présentation de 15 minutes et ensuite on doit voter sur un plan de 60 pages, a dénoncé le conseiller du district Châteaudun, Luc Tremblay. Ça fait quelques fois qu’on nous pousse à travers la gorge. Je prends le temps de le dénoncer encore ce soir. »

Le conseiller de Pointe-du-Lac, François Bélisle, est le seul à avoir voté contre son adoption. Il aurait préféré que le prochain conseil, qui sera élu en novembre, ait son mot à dire quant au développement économique à Trois-Rivières. Il estime également que le centre-ville reçoit une part trop importante des deniers publics aux dépens des quartiers périphériques.

Le maire Lamarche ainsi que Denis Roy ont rétorqué qu’il s’agit d’un projet de longue haleine auquel les élus pouvaient s'intéresser. « Je trouve ça un peu dommage qu’on se fasse du capital politique sur le dos du centre-ville, s'est exprimé Denis Roy. C’est un projet qui date de plus d’un an. On ne l’a pas fait en catimini et plus de 1000 citoyens ont participé aux échanges. »

Le conseiller du district des Estacades, Pierre-Luc Fortin, a quant à lui proposé des amendements qui ont été retenus. Le plan directeur de revitalisation du centre-ville devra lier le centre-ville aux sites de l'île Saint-Quentin et de la gare d'un futur train à grande fréquence, qui passerait par Trois-Rivières.

Des actions conditionnelles aux disponibilités budgétaires

La conseillère du district des Carrefours et candidate à la mairie de Trois-Rivières, Valérie Renaud-Martin, a obtenu l'assurance du maire Lamarche que ce plan serait déployé conditionnellement aux disponibilités budgétaires de la Ville. Les fonds servant à sa mise en œuvre ne proviendront pas exclusivement des coffres de la municipalité, a-t-il ajouté.

Le maire soutient que le comité aviseur dans le suivi de projets dispose de 1,2 million $ du ministère de l'Économie.

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