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Le nouveau gouvernement libéral appelé à agir rapidement sur différents fronts

Justin Trudeau.

Justin Trudeau après l'annonce des résultats.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Au lendemain du scrutin, plusieurs organisations et groupes de pression au pays saluent la réélection du Parti libéral à la tête d'un gouvernement minoritaire, mais le pressent de se mettre au travail afin d'affronter différents défis, notamment sur les plans économique et environnemental.

La Chambre de commerce du Canada et la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) demandent, par exemple, le maintien de la subvention salariale et de l'aide au loyer pour les entreprises les plus touchées par la pandémie.

Les PME ont accumulé en moyenne 170 000 $ de dettes liées à la COVID-19 et peinent à trouver du personnel à cause de la pénurie de main-d’œuvre. C'est pourquoi le nouveau gouvernement doit donner suite aux meilleures idées avancées par les différents partis lors des élections afin de mettre en place un programme adéquat de relance des PME, a soutenu le vice-président des affaires nationales à la FCEI, Jasmin Guénette, dans un communiqué.

La Chambre de commerce du Canada souhaite aussi que l'administration Trudeau mise sur des investissements dans le secteur privé afin de favoriser la relance économique.

Pour le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, le gouvernement fédéral doit s'attaquer à la pénurie de main-d'œuvre en révisant immédiatement le traitement des demandes concernant l'accueil de travailleurs temporaires. Il souhaite aussi une régularisation en six mois de la situation de milliers d'immigrants en attente de l'analyse de leur dossier pour leur résidence permanente au Québec.

Nous avons besoin de solutions rapides, a indiqué M. Leblanc, qui s'inquiète également de la tentation d'alourdir le fardeau fiscal des particuliers et des entreprises pour résorber les lourds déficits anticipés.

De son côté, le Chantier de l'économie sociale réclame d'accélérer la mise en œuvre du fonds de finance sociale destiné aux organismes de bienfaisance, sans but lucratif et à vocation sociale.

Par le biais de programmes de développement et de financement, mais aussi par l'application de critères sociaux dans les contrats et appels d'offres gouvernementaux, le nouveau gouvernement doit s'approprier nos solutions pour bâtir une société plus juste, plus résiliente et plus verte.

Une citation de :Béatrice Alain, la directrice générale du Chantier de l'économie sociale

Réforme de l’assurance-emploi

La FTQ veut une coopération entre les formations politiques pour la réforme de l'assurance-emploi et la mise en place d'un régime d'assurance médicaments public et universel.

Ça fait trop longtemps que les gouvernements qui se sont succédé à Ottawa ont ignoré la détresse des travailleurs et travailleuses ayant perdu leur emploi ou des personnes qui doivent se priver de leurs médicaments faute d'argent en reportant année après année les réformes nécessaires pour améliorer le filet social, soutient le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Éliminer le financement public du secteur des combustibles fossiles

Des groupes environnementaux exhortent les libéraux à accélérer le pas dans la lutte contre les changements climatiques. La Fondation David Suzuki et Environnemental Defence invitent les partis fédéraux à mettre de côté leurs différences pour travailler ensemble.

Les actions de notre gouvernement dans les jours et les mois à venir détermineront si le Canada émergera en tant que leader climatique dans cette transition mondiale, sans quoi il devra faire face aux impacts environnementaux, économiques et sanitaires dévastateurs des changements climatiques.

Une citation de :Ian Bruce, le directeur général par intérim de la Fondation David Suzuki

Les deux organisations proposent différentes mesures, comme éliminer progressivement tout financement public du secteur des combustibles fossiles, interdire les plastiques à usage unique non essentiels, renforcer la réglementation sur le méthane et faire respecter le droit de réparer des appareils au lieu de les jeter.

La Société pour la nature et les parcs du Canada et le Fonds mondial pour la nature (WWF Canada) espèrent quant à eux des actions pour contrer la perte de biodiversité, comme protéger au moins 30 % des terres, de l'eau douce et des océans du Canada d'ici 2030.

Investir dans des solutions basées sur la nature qui permettent à la fois de fournir un habitat aux espèces et de lutter contre les dérèglements climatiques en stockant le carbone dans la nature doit faire partie du plan, fait valoir le WWF Canada.

La Fédération canadienne de l'agriculture se voit aussi comme une alliée de poids pour atténuer les changements climatiques, et demande une politique environnementale qui appuie le secteur agricole.

De nombreux enjeux touchant l'agriculture canadienne nécessitent un suivi politique rapide et réfléchi, qu'il s'agisse du soutien fourni en réponse à la sécheresse dans l'Ouest ou des investissements à faire dans les infrastructures du Canada rural.

Une citation de :Mary Robinson, la présidente de la Fédération canadienne de l'agriculture
Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Autochtones : éviter de faire obstacle à la réconciliation

Au regard des résultats électoraux, le Canada choisit la réconciliation, selon Ghislain Picard, le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL).

Les partis devront ainsi éviter de faire obstacle à la réconciliation avec les premiers peuples, en adoptant entre autres les projets de loi sur la santé et le caractère essentiel des services policiers des Autochtones, et en développant d'autres initiatives afin d'appuyer l'autodétermination des premiers peuples.

M. Picard invite du même coup le gouvernement Legault à s'engager aussi pour la réconciliation.

L'Association des femmes autochtones du Canada souhaite un changement de la part du gouvernement libéral concernant les questions qui touchent la vie des femmes des Premières Nations, des Métisses et des Inuit. Elle reproche aux libéraux de ne pas avoir respecté plusieurs de leurs promesses.

Nous attendons avec impatience l'occasion de travailler avec ce gouvernement, en vertu de son nouveau mandat, afin de promulguer les politiques dont nous avons réellement besoin maintenant pour opérer d'importants changements, surtout en ce qui concerne la réduction de la violence dont nous continuons de faire l'objet et le respect de nos droits fondamentaux en tant qu'êtres humains, a déclaré l'association.

De la parole électorale aux actes

L'Association canadienne pour la santé mentale exhorte les députés du Parlement à passer de la parole électorale aux actes lors des 100 premiers jours de leur mandat afin d'améliorer les soins en santé mentale.

Arrêtons de construire sur un système de réponse aux crises et repensons le système de manière à favoriser le mieux-être et à prévenir l'apparition des maladies mentales. Cette réforme est indispensable, a déclaré Margaret Eaton, la cheffe de la direction nationale de l'association.

Du côté du Collège des médecins de famille du Canada, c'est le soutien pour un accès à des soins primaires complets et continus qui doit être la priorité. Il plaide pour la création d'un fonds de 2 milliards de dollars afin d'établir des modèles de soins primaires basés sur le centre de médecine de famille, qui regroupe divers types de soins et professionnels de la santé.

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