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Quelle place à Ottawa pour la Saskatchewan ?

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, se sèrrent la main lors d'une rencontre entre les deux à Ottawa, le 12 novembre 2019.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a rencontré Justin Trudeau le 12 novembre 2019, à Ottawa, la première fois depuis que la Saskatchewan a rayé les libéraux de sa carte électorale lors des élections fédérales.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Charles Le Bourgeois

À la suite des élections fédérales du 20 septembre, les conservateurs dominent une nouvelle fois la Saskatchewan. La province, dépourvue de députés libéraux, devra malgré tout essayer de se faire entendre à Ottawa par un gouvernement libéral minoritaire.

Parmi les candidats de la Saskatchewan, Randy Hoback a été réélu pour la cinquième fois consécutive dans la circonscription de Prince Albert. Il assure que les 14 conservateurs élus dans la province lutteront toujours pour les Saskatchewanais.

« Nous devrions être traités avec le même respect qu'un député libéral. Je n'en attends pas moins. Lorsque nous soulèverons des questions pertinentes pour la Saskatchewan, nous devrions être écoutés avec attention ».

Parmi les dossiers qu’il veut porter à Ottawa, Randy Hoback mentionne notamment l'accès à l’eau potable dans les communautés autochtones, et une aide pour les fermiers qui ont été confrontés à la sécheresse tout au long de l’été.

L’élu conservateur dit aussi vouloir continuer les discussions avec Ottawa en ce qui concerne la taxe carbone.

Cependant, selon le professeur adjoint en science politique à l'Université de la Saskatchewan, Daniel Westlake, les députés conservateurs de la Saskatchewan n'auront pas la tâche facile pour représenter les intérêts de la province au niveau fédéral, notamment sur des sujets comme la taxe carbone.

Daniel Westlake pense que le manque d'élu libéral en Saskatchewan est un handicap pour la province, car celle-ci ne sera pas représentée dans le prochain gouvernement fédéral.

Les libéraux n’ont aucune raison de consacrer beaucoup de temps aux intérêts de la Saskatchewan.

Une citation de :Daniel Westlake, professeur adjoint en science politique à l'Université de la Saskatchewan

Selon M. Westlake il est évident, au regard des trois ou quatre dernières élections, qu'il n'y a pas grand-chose à gagner pour les libéraux en Saskatchewan. Il ajoute toutefois que les besoins économiques de la province seront pris en compte par Ottawa, car le gouvernement fédéral, explique-t-il, veut une reprise économique solide à travers le pays.

De son côté, le directeur de l'Institut d'études canadiennes à l’Université McGill à Montréal, Daniel Béland, pense qu’en votant pour les conservateurs, les Saskatchewanais espéraient un changement à Ottawa. Beaucoup de gens en Saskatchewan voulaient se débarrasser des libéraux, mais cela a échoué, observe-t-il.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a quant à lui sévèrement critiqué Justin Trudeau qui a dépensé plus de 600 millions de dollars et cinq semaines de plus à diviser le pays, pour en arriver au même résultat qu’avant les élections.

Scott Moe aurait préféré que ce temps et cet argent soient consacrés aux problèmes réels des Saskatchewanais, comme le financement d’un système de santé.

Le chef du gouvernement de la Saskatchewan affirme par ailleurs que 90 % des Saskatchewanais sont mécontents du résultat des élections, et qu’il continuera de représenter leurs intérêts.

Avec les informations de Mercia Mooseely et Grégory Wilson

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