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Alex Barré-Boulet veut faire sa place avec le Lightning

Alex barré-Boulet pose avec en mains la rondelle de son premier match dans la LNH.

Alex Barré-Boulet après son premier but dans la LNH, l'hiver dernier. (archives)

Photo : Lightning de Tampa Bay

Il a donné ses premiers coups de patin dans la LNH la saison dernière et il a déjà une bague de la coupe Stanley. Mais ce n’est pas la fin du parcours sinueux d’Alex Barré-Boulet vers le circuit Bettman. Plutôt le début pour celui qui a bien l’intention de faire sa place à long terme chez le Lightning.

La saison morte a été courte, mais l’attaquant de Montmagny trépigne à l’idée de retrouver la glace de Tampa Bay, mercredi, à l’ouverture du camp d’entraînement.

Les dernières années, j’arrivais au camp et je n’avais pas trop d’attentes. Là, j’ai des attentes envers moi-même. Je veux prouver que je peux rester ici toute l’année.

Devenu maître dans l’art de développer des joueurs jamais repêchés, le Lightning pourrait bien avoir sa prochaine histoire à succès en Barré-Boulet. Le petit attaquant a fait sa place à la dure à tous les niveaux. Et partout, des rangs midget à la Ligue américaine, il a rempli les filets.

Une conquête aigre-douce

Après deux saisons dominantes avec le club-école du Lightning, le Crunch de Syracuse, l’ancien de l’Armada de Blainville-Boisbriand a finalement pu goûter à LNH, la saison dernière. Rappelé par le grand club, il a finalement disputé une quinzaine de matchs à Tampa Bay, complétant même le premier trio avec Brayden Point et Ondrej Palat durant quelques matchs.

Mais le retour au jeu de plusieurs joueurs pour les séries éliminatoires l’a forcé à regarder la conquête de la Coupe Stanley des gradins.

Je comprenais la décision et j’étais vraiment content quand on a gagné, mais c’était un peu aigre-doux en séries quand tu vois tous les gars sur la glace et à quel point ça a l’air le fun, admet l’athlète de 24 ans.

Raison de plus pour mettre les bouchées doubles à l’entraînement cet été. Surtout que Barré-Boulet a paraphé une nouvelle entente de trois saisons avec le Lightning, cet été, alors que le club a dû laisser aller trois de ses attaquants réguliers, Barclay Goodrow, Blake Coleman et Yanni Gourde.

Yanni Gourde a inscrit le deuxième but du Lightning, lundi soir, dans le premier match de la finale de la Coupe Stanley contre le Canadien.

Yanni Gourde a pris Alex Barré-Boulet sous son aile, la saison dernière.

Photo : Associated Press / Gerry Broome

Yanni Gourde, un modèle

La comparaison entre Gourde et Barré-Boulet est d’ailleurs inévitable. Deux attaquants de petit gabarit de la Rive-Sud de Québec, deux champions marqueurs dans la LHJMQ au parcours quasi identique qui partagent le même agent.

Yanni, c’est un gars extrêmement persévérant et dès que je suis arrivé ici j’ai compris pourquoi il avait du succès. Il ne tient jamais rien pour acquis. Il travaille tellement fort. Que ce soit une pratique ou un match, pour lui, c’est la même intensité, décrit Alex Barré-Boulet.

Le vétéran de Saint-Narcisse-de-Beaurivage a d’ailleurs pris son cadet de Montmagny sous son aile, la saison dernière, à Tampa Bay. J’essayais de faire comme lui. On a un peu le même parcours, mais j’ai encore des croûtes à manger pour me rendre où il est rendu aujourd’hui.

C’est que Barré-Boulet ne tient rien pour acquis, cette saison, même si un rôle offensif semble s’offrir à lui dans la LNH. Il a encore tout à prouver, dit-il. De retour à la maison, à Lévis, cet été, il a travaillé fort sur son coup de patin. Quand tu es un plus petit joueur, il faut que tu ailles plus vite.

Les amis prodiges

Son parcours prolongé en séries éliminatoires l’a empêché de croiser son pote Samuel Blais, en Chaudière-Appalaches, cet été. Blais était déjà reparti aux États-Unis. L’histoire des deux joueurs n’en est pas moins remarquable. Meilleurs amis depuis l’âge de 4 ans, les deux hockeyeurs de Montmagny ont maintenant chacun soulevé la coupe Stanley à deux ans d'intervalle.

Depuis qu’on est ti-culs qu’on joue dans la rue ensemble et qu’on fait semblant qu’on soulève la coupe Stanley. Quand on habitait à Montmagny, on se voyait chaque jour. Sa famille, c’est comme ma deuxième famille, raconte Barré-Boulet au sujet de son amitié avec Blais, maintenant porte-couleurs des Rangers de New York.

N’empêche, pointe lui-même l’attaquant du Lightning, sa conquête à lui n’a pas exactement la même valeur que celle de Samuel Blais avec les Blues en 2019, n’ayant pas joué en séries éliminatoires. Il a peut-être une bague de la Coupe Stanley, mais il pense déjà à la prochaine.

C’est un rêve de petit gars de jouer dans la ligue nationale et l’année passée, je l’ai vécu un peu comme ça. Je planais là-dessus, je vivais mon rêve. Cette année, j’ai les pieds sur terre et je pense que je veux prouver que l’année passée, c’était juste le début.

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