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Le Parti populaire du Canada prend de l’ampleur en Saskatchewan

Maxime Bernier parle sur une scène.

Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, s'est adressé à ses partisans réunis à Saskatoon après avoir appris sa défaite en Beauce.

Photo : La Presse canadienne / Liam Richards

Charles Le Bourgeois

Même s'il n'a fait élire aucun de ses candidats, le Parti populaire du Canada (PPC) a obtenu trois fois plus de voix qu'en 2019 avec, notamment, des gains importants en Saskatchewan.

Le Parti populaire a obtenu plus de votes que les libéraux dans 5 des 14 circonscriptions de la province.

Par exemple, dans la circonscription de Souris-Moose Mountain, dans le sud-est de la province, le PPC est arrivé en 2e  position avec 9,2 % des suffrages, soit une augmentation de 8 % par rapport à 2019.

Le chef du Parti populaire, Maxime Bernier a affirmé lundi dans son discours que le PPC est plus qu’un parti. « C'est une révolution idéologique que nous commençons dès maintenant », a-t-il lancé.

Le professeur d'histoire émérite de l'Université de Regina, Stephen Kenny, estime que cette hausse de popularité pour le PPC est l’aspect le plus important des élections fédérales de cette année, et que cette popularité va s'inscrire dans le temps.

Stephen Kenny pense que l'attitude négative du Parti populaire à l’égard des mesures sanitaires a participé à son engouement dans les Prairies. Ce qui m'inquiète, dit-il, c'est la montée de ces mouvements et de ces idées qui semblent plus liées aux attitudes de nos amis américains qu'à nos traditions canadiennes.

Des effets sur la politique provinciale

M. Kenny ajoute que la popularité du PPC peut se répercuter dans les circonscriptions rurales de la Saskatchewan, au détriment de Scott Moe et du Parti saskatchewanais.

Une montée du PPC ou du parti Maverick, soutient Stephen Kenny, pourrait mettre en danger la position de Scott Moe et son leadership dans la province.

Pour sa part, le premier ministre de la Saskatchewan déplore l'approche du Parti populaire du Canada. Ce que Maxime Bernier et le PPC ont tenté de faire, c'est non seulement de prolonger la pandémie en se focalisant sur le sentiment anti-vaccin, mais aussi de prolonger un gouvernement libéral ainsi que Justin Trudeau en tant que premier ministre.

À ce propos, Scott Moe ajoute que les élections fédérales de lundi étaient les plus inutiles de l'histoire du Canada.

Il pointe aussi du doigt le premier ministre Justin Trudeau en fustigeant une dépense de 600 millions de dollars pour un scrutin qui offre le même résultat qu’avant les élections.

Scott Moe soutient qu’il ne s’attend pas à ce que Maxime Bernier ait bientôt une place à la Chambre des communes.

Avec les informations de Katia St Jean

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