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Jim Irving croit qu’interdire le glyphosate serait « désastreux » pour le N.-B.

Un hélicoptère répand un produit sur une forêt.

Un hélicoptère répand du glyphosate sur une forêt (archives).

Photo : CBC/James Steidle

Radio-Canada

Le co-pdg de J.D. Irving Limited, Jim Irving, presse les députés néo-brunswickois de ne pas interdire l’épandage de glyphosate dans la province. L’un des hommes à la tête de la plus importante entreprise forestière du Nouveau-Brunswick demande aux élus de ne pas tomber dans la « désinformation » concernant l’herbicide.

Lors d’une rencontre avec le comité parlementaire sur les changements climatiques, Jim Irving a plaidé qu’une interdiction du glyphosate serait désastreuse.

À court terme, ce serait difficile. Si nous ne pouvions plus utiliser cet herbicide, cela aurait un impact dramatique sur notre entreprise. Nous devons l’utiliser, prudemment, à ce moment-ci, dit-il.

Deux hommes portant des masques se saluent.

Jim Irving et David Coon se saluent quelques instants avant de s'affronter sur la question du glyphosate, lors d'une rencontre du comité parlementaire sur les changements climatiques, mardi.

Photo : Radio-Canada / Jacques Poitras/CBC

Des responsables de l'entreprise ont déclaré devant le comité parlementaire que des herbicides sont pulvérisés sur seulement 0,5 % de la forêt au cours d'une année donnée.

Selon eux, l'épandage de glyphosate permet de quadrupler l’exploitation possible du bois dans un secteur, ce qui permet ensuite de conserver davantage de terres de la Couronne.

Le directeur de la recherche et du développement chez Irving, Andrew Willett, a déclaré que des informations inquiétantes sur le glyphosate sont faciles à trouver en ligne et que cela est trompeur.

Nous ne pouvons pas développer des politiques publiques ou faire des investissements à partir de quelque chose qu’a dit Karen sur Facebook ou de quelque chose qu’on a lu sur Google, dit Andrew Willett.

Il souligne que Santé Canada a déclaré que le glyphosate était sécuritaire et que la majorité des Canadiens ont fait confiance à l’agence fédérale concernant la vaccination contre la COVID-19.

Nous ne pouvons pas simplement dire "nous faisons confiance à Santé Canada pour les vaccins, mais pas pour les autres produits", affirme Andrew Willet.

Le glyphosate est l'ingrédient actif d'un herbicide principalement commercialisé sous la marque Roundup. C'est le pesticide le plus utilisé au Canada et dans le monde.

Il est autorisé par Santé Canada et largement employé par les industries agricoles et forestières, mais classé comme cancérigène probable par l'Organisation mondiale de la santé depuis 2015.

Les membres du comité parlementaire sur les changements climatiques, qui se penchent depuis le début de l’année sur l'utilisation du glyphosate, avaient toutefois des questions difficiles pour le clan Irving.

Le chef du Parti vert a tenté de comprendre pourquoi Jim Irving qualifierait une interdiction du glyphosate de désastreuse, en lui demandant d'identifier les actionnaires de son entreprise familiale.

Il a également tenté de connaître les revenus annuels qu’engendre la division forestière de l’entreprise, ce qu’a refusé de divulguer Jim Irving.

Vous avez très bien réussi au Nouveau-Brunswick, a lancé David Coon, en suggérant que l’entreprise pourrait se permettre de payer plus pour faire la culture et la récolte de bois sans herbicides.

David Coon a également dénoncé le lobbying massif fait par l’entreprise auprès des élus.

L’un des dirigeants chez Irving, Jason Killam, a répondu qu’il s’agissait d’un dialogue sain avec les gouvernements.

En rencontre avec des journalistes après la réunion, Jim Irving a balayé du revers de la main les questions de David Coon en affirmant que le militant écologiste de longue date ne comprend pas le milieu.

Avec des informations de Jacques Poitras de CBC

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