•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Grève au centre de distribution alimentaire Colabor de Lévis

Une douzaine de grévistes avec des affiches de la CSN.

Les employés de Colabor font du piquetage 24 h sur 24 pendant 7 jours.

Photo : Radio-Canada / Frederic Vigeant

Les quelque 150 employés du distributeur alimentaire Colabor de Lévis sont en grève pour la première fois. Ils réclament de meilleurs salaires.

Actuellement, nos salaires sont équivalents au salaire d’embauche chez les compétiteurs, précise le président du syndicat, André Boisvert. La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2020. Selon le syndicat, l'employeur aurait offert une augmentation de 3 sous de l'heure sur le salaire d'entrée.

Les offres sont complètement irraisonnables et ils ne sont plus dans le marché ce qui nous amène un gros problème de main-d'œuvre et le monde est tanné de faire des 50, 60, 70 heures par semaine, explique M. Boisvert.

L’entreprise distribue des aliments dans des hôpitaux, des centres de détention, des services de garde, des résidences pour aînés et des restaurants, notamment. Comme certains de ces clients sont des établissements de première ligne, les travailleurs de Colabor Lévis doivent assurer une partie du service malgré le débrayage, ce qui correspond à environ 20 % de la tâche.

Ce sont surtout les restaurants qui subissent la grève, déplore le président du syndicat. Colabor fournit entre autres les chaînes Pizza Salvatoré et Rôtisseries fusée.

Le président du syndicat, André Boisvert, en entrevue à Radio-Canada.

Le président du syndicat, André Boisvert.

Photo : Radio-Canada / Frederic Vigeant

Les employés sont en grève depuis dimanche pour une durée d’une semaine. La grève cette semaine c’est un avertissement, on veut montrer qu’on est sérieux, prévient M. Boisvert.

Une séance de conciliation est prévue mercredi et une assemblée générale a été convoquée samedi, soit pour voter sur une entente de principe ou sur un nouveau mandat de grève.

La partie patronale

L’employeur a refusé notre demande d’entrevue. Par courriel, il dit regretter cette grève, mais respecter la décision de ses employés.

Colabor a à cœur ses employés et notre réussite collective. Notre position depuis le début des négociations le reflète bien. Nous demeurons ouverts à la discussion et avons confiance que le processus de négociation mènera à une entente qui sera bénéfique pour tous, peut-on lire.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !