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Un garçon sur quatre est décrocheur au Centre de services scolaire Harricana

Un adolescent est penché sur son bureau dans une salle de classe.

Le décrochage est encore plus observé chez les garçons. (archives)

Photo : Getty Images / Martin Bureau

Chez les garçons au Centre de services scolaire Harricana (CSS Harricana), le taux de décrochage scolaire est de 27,2 %. C’est ce que démontrent les statistiques les plus récentes, soit celles de l’année scolaire 2018-2019.

Au CSS du Lac-Témiscamingue, le taux de décrochage scolaire est de 25,5 % chez les garçons.

Selon les intervenants du milieu scolaire, les causes de décrochage varient en fonction de chaque individu.

Je ne peux pas dire d’entrée de jeu qu’il y a un motif plus qu’un autre. Ce que l’on rencontre souvent, c’est de l’isolement, des problèmes familiaux, des conflits entre amis aussi, des conflits de gang, souvent il y a une problématique au niveau du réseau, explique Mélanie Monette, intervenante jeunesse en persévérance scolaire au Mouvement de la relève d’Amos-Région (MRAR). La consommation, la cyberdépendance, la sexualité, ce sont des enjeux. On ne se le cachera pas non plus, l'orientation sexuelle. Sinon on parle d’abus, de violence, des problèmes de justice, énumère-t-elle.

Mélissa Monette ajoute que des élèves peuvent aussi être davantage attirés par des emplois que par les études.

Le facteur minier y est pour beaucoup, ça, c’est clair. On s’entend qu’il y a une pénurie de main-d'œuvre, donc c’est facilitant pour un jeune de lâcher l’école et de s’en aller tout de suite sur le marché de l’emploi. D’entrée de jeu, je pense que c’est une des grosses problématiques dans la MRC Abitibi, estime-t-elle.

Le CSS Harricana prend des mesures pour tenter de réduire le taux de décrochage, notamment par l’ajout d’une intervenante qui travaillera en prévention à la polyvalente avec les élèves.

Voir ce qui se passe, comment on peut les aider quand c’est possible, parce qu’il y a des causes externes et des causes internes. Ça peut être des causes scolaires, ça peut être les taux d’absentéisme, ça peut être aussi le secteur de l’emploi, donc de voir comment on peut aider l'élève à cheminer quand ça se présente ou quand il a un profil de décrocheur, indique la secrétaire générale et responsable des communications au Centre de services scolaire Harricana, Johanne Godbout.

Du côté du CSS du Lac-Témiscamingue aussi, on compte engager un agent de liaison pour prévenir le décrochage scolaire. La directrice des services éducatifs au CSS du Lac-Témiscamingue, Nicole Lavoie, affirme que le ministère de l’Éducation a démontré, dans le nouveau budget, la volonté d’embaucher quelqu’un pour travailler auprès des élèves.

On ne se le cachera pas, notre problématique c’est les ressources humaines, même si on a les budgets, des fois c’est de trouver les gens. On a de la difficulté à combler tous nos postes, souligne-t-elle. Normalement, on devrait avoir des détails dans les prochaines semaines ou mois.

De plus, depuis le début du mois de septembre, des enseignantes de l’école pour adultes viennent donner des cours dans les locaux du MRAR deux fois par semaine.

On a déjà des jeunes qui ont adhéré à cette formule-là et l’idée, c’est vraiment de les ramener tranquillement à se réconcilier avec le secteur scolaire, conclut Mélissa Monette.

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