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L’industrie pétrolière attend le gouvernement fédéral à la table des discussions

Un chevalet de pompage au coucher du soleil dans un champ.

Le secteur pétrolier et gazier attend des actions concrètes du gouvernement montrant son soutien au secteur et à ses efforts de réduction des émissions.

Photo : Reuters / Todd Korol

Après une campagne qui a fait une large place aux questions climatiques, le milieu des affaires de l’Alberta, et notamment son large secteur énergétique, est prêt à reprendre ses relations avec le gouvernement libéral et espère qu’elles seront constructives.

Une stabilité bienvenue

De nombreux dossiers épineux ont été suspendus à cause de la campagne électorale comme les crédits d’impôt pour les projets de capture et de stockage du carbone et les appuis financiers pour alléger le poids de la transition énergétique sur les communautés dépendantes des revenus des ressources naturelles.

Dans un sens, le retour d’un gouvernement presque inchangé va faciliter la poursuite de ces dossiers, explique Deb Yedlin, la présidente de la Chambre de commerce de Calgary.

Cela va bien sûr dépendre des nominations aux ministères, mais s’il n’y a pas trop de mouvements, cela devrait être positif, note-t-elle.

Surtout que la campagne électorale s’est déroulée plus sereinement que ce qu’anticipait le secteur énergétique albertain.

C’était une source d’inquiétude, que le secteur énergétique devienne un bouc émissaire. Mais cela ne s’est pas produit et cela va permettre de continuer les relations de manière constructive, souligne-t-elle.

La proposition libérale de plafonner les émissions des pétrolières ne devrait même pas inquiéter le secteur, selon Mme Yedlin, parce que la plupart des entreprises se sont déjà engagées sur le chemin de la carboneutralité.

Le temps de l’action

Pour Mark Scholz, le président de l’Association des entreprises d’énergie, l’heure est cependant au pragmatisme : comment, concrètement, le gouvernement fédéral va-t-il soutenir la réduction des émissions de l’industrie pétrolière et gazière, demande-t-il.

Il a été content de voir que le parti libéral comme les conservateurs appuyaient les initiatives de captage et de stockage du carbone dans leur plateforme. Les promesses doivent maintenant se concrétiser. C’est important d’avoir le soutien du gouvernement fédéral et cela veut dire des crédits d’impôt et un appui financier pour des technologies propres, espère M. Scholz.

Il aimerait aussi que le gouvernement libéral clarifie sa position de l'avenir de l’industrie pétrolière et gazière. L’un des éléments les plus importants est que le gouvernement fédéral se fasse le champion de l’industrie et des travailleurs énergétiques, affirme-t-il. Sur la scène internationale, il devrait parler de nos produits et de notre travail pour réduire nos émissions.

Dans un communiqué, l’Association canadienne des producteurs pétroliers (CAPP) souhaite le même type d’appui de la part du gouvernement libéral minoritaire. Notre demande au gouvernement fédéral est de soutenir la prospérité des Canadiens en se plaçant en appui aux ressources naturelles et de faire confiance en la capacité canadienne de protéger l’environnement plutôt que de dépendre du pétrole et du gaz d’autres nations, indique le président de CAPP, Tim McMillan.

Cette requête sera toutefois plus difficile à accomplir pour le gouvernement de Justin Trudeau. De nombreuses organisations environnementales ont vu dans les résultats de l'élection fédérale un encouragement des Canadiens pour une accélération des politiques climatiques et une réduction des énergies fossiles.

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