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La définition d’une éclosion de COVID-19 change dans les écoles du Manitoba

Brent Roussin devant deux drapeaux du Manitoba.

Brent Roussin est le médecin hygiéniste en chef du Manitoba.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Radio-Canada

Les responsables de la Santé publique et de l’Éducation redéfinissent ce qu’est une éclosion de COVID-19 afin de réduire les risques et impacts négatifs d’un retour à l’enseignement à distance sur la santé mentale et physique des jeunes.

Le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin, a annoncé en conférence de presse mardi que la définition d’un contact rapproché d’une personne qui a été exposée change.

Le statut vaccinal et le port systématique du masque seront pris en compte dans l’évaluation des niveaux de risque, afin de déterminer si un retour à l’enseignement à distance doit être effectué.

Pour qu’une éclosion soit considérée dans une école, les nouvelles balises indiquent qu’il faudra au moins 3 cas associés à l’école à 14 jours d’intervalle chez des élèves, des enseignants ou des membres du personnel d’une cohorte, a mentionné le Dr Roussin.

C’est certain que nous ne pouvons pas dire que le risque de contracter la COVID-19 est nul pour les enfants. Or, nous devons trouver un équilibre entre le risque de contracter le virus et le risque d’isolement social qui a joué sur le bien-être mental et physique des enfants , a-t-il dit en conférence de presse.

Les cas doivent être considérés comme ayant pu être contractés à l’école et liés à une infection connue dans le milieu scolaire ou à une activité parascolaire sanctionnée par l’école.

Selon la province, un cas signalé dans une école ne signifie pas forcément que l'infection se soit produite au sein de l'établissement.

Le Dr Roussin a aussi fait savoir que la mise en quarantaine pour une personne qui a eu un contact rapproché avec quelqu’un exposé au virus est réduite de 14 à 10 jours.

Dans un communiqué de presse, la province indique que cette mesure s’aligne sur les directives de la santé publique annoncées plus tôt ce mois-ci. Un test est recommandé au 7e jour de l'isolement.

Les exigences en matière d’isolement pourraient changer en cas d’augmentation de la transmission communautaire, a précisé le médecin hygiéniste en chef.

L'Association des enseignants du Manitoba, la  Manitoba Teachers’ Society, salue cette bonne nouvelle pour les élèves. Toutefois, le Syndicat estime que le travail des directeurs d'écoles pourrait s'alourdir encore.

« La province va fortement se fier aux directeurs d'écoles, comme l'an passé pour être le relayeur d'information à la santé publique, mais aussi le point de chute d'informations de la part de la santé publique », s'inquiète son président James Bedford.

La semaine dernière, la province a recommencé à signaler les cas liés aux écoles sur son tableau de bord en ligne. 

Depuis la rentrée scolaire du 7 septembre jusqu’à lundi, 56 cas liés à 38 écoles du Manitoba ont été recensés, impliquant 47 élèves et 9 membres du personnel.

La majorité des cas, soit 18, ont été recensés au sein de la Division scolaire de Hanover à Steinbach, dans le sud de la province.

Tests rapides pour les enseignants

La sous-ministre de l'Éducation, Dana Rudy, indique que les écoles ont commandé des tests antigéniques rapides pour le personnel scolaire qui choisit de ne pas se faire vacciner contre la COVID-19.

La province souhaite que les employés soient testés trois fois par semaine, avec au moins un test réalisé à l'école et les deux autres à la maison.

"On attend des employés qu'ils enregistrent et consignent leurs tests et qu'ils mettent à disposition la preuve de ces tests", déclare Mme Rudy.

Le coût des tests antigènes sera assumé par Éducation Manitoba.

Pour l'instant, il n'est pas prévu de mettre des tests rapides à la disposition des élèves.

Les partis d'opposition se demandent pourquoi les changements n'ont pas été annoncés plus tôt.

Le chef du Parti libéral du Manitoba, Dougald Lamont, affirme que le gouvernement progressiste-conservateur doit se ressaisir .

"C'est ridicule que ces directives sortent maintenant, trois semaines après le début de l'année scolaire, et avant une quatrième vague avec le variant Delta qui est hautement contagieux'', écrit-il dans une déclaration par courriel.

Le porte-parole du NPD en matière d'éducation, Nello Altomare, estime que l'annonce de mardi cause de l'incertitude pour les élèves, les parents et les tuteurs.

Les enseignants et les dirigeants scolaires ont passé tout l'été à se préparer pour l'année scolaire - pourquoi les progressistes-conservateurs ne pourraient-ils pas faire de même ? Les familles méritent un gouvernement qui fait le travail à l'avance pour assurer la sécurité de nos enfants et garder les écoles ouvertes , fait-il valoir dans une déclaration envoyée aux médias.

Avec les informations de Chantallya Louis et de Rachel Bergen

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