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Une année de transition à venir pour les Raptors de Toronto

Fred VanVleet et Pascal Siakam des Raptors se donnent la main en guise de célébration après un match.

Fred VanVleet et Pascal Siakam sont désormais aux commandes de l'équipe des Raptors de Toronto.

Photo : Associated Press / Kim Klement

Les Raptors de Toronto ont beaucoup changé ces deux dernières années. L'édition championne de la NBA en 2019 paraît bien loin maintenant dans le rétroviseur de l'organisation alors que Pascal Siakam et Fred VanVleet, tous deux âgés de 27 ans, s'apprêtent à disputer leur première saison comme seuls leaders de l'équipe.


Comment s'est terminée la saison?

Scottie Barnes réagit sur scène après sa sélection par les Raptors au repêchage.

Les Raptors ont choisi Scottie Barnes au quatrième rang du repêchage 2021 de la NBA.

Photo : Associated Press / Corey Sipkin

La dernière saison en a été une de misère pour les Raptors.

L'équipe canadienne a été la seule formation de la NBA contrainte de déménager ses activités en raison de la pandémie. Elle a joué ses matchs locaux en Floride, dans un aréna où les spectateurs préféraient pratiquement toutes les autres équipes à la sienne.

Après un horrible début de saison où elle n'a gagné que 2 de ses 10 premiers matchs, l'équipe s'est reprise en main avant d'être frappée de plein fouet par une éclosion de COVID-19 en mars. Elle a notamment mis à l'écart trois joueurs importants du noyau, soit Pascal Siakam, Fred VanVleet et OG Anunoby.

En raison de ces absences, l'équipe a subi 13 revers en 14 sorties. Sa chute au classement s'est accélérée. L'état-major s'est résigné à tirer un trait sur la saison et a notamment échangé Norm Powell.

Au final, l'équipe de la Ville Reine a connu sa pire saison depuis 2012, gagnant à peine le tiers de ses matchs. Elle a obtenu, pour seule récompense, le quatrième choix de l'encan 2021 de la NBA, avec lequel elle a repêché le prometteur ailier Scottie Barnes.


Ce qui a changé depuis

Kyle Lowry au milieu d'une foule dense lors du défilé des champions de l'équipe en 2019.

Kyle Lowry a rejoint le Heat de Miami cet été, après neuf saisons avec les Raptors.

Photo : The Canadian Press / Frank Gunn

L'intersaison des Raptors tient principalement à deux noms : Masai Ujiri et Kyle Lowry.

Le premier a signé une prolongation de contrat de plusieurs années pour guider l'organisation dans l'entame de son nouveau chapitre. Le second, à qui la nouvelle direction de l'équipe convenait moins, a choisi de rejoindre le Heat de Miami, dans l'espoir de gagner un autre championnat avant la fin de sa carrière.

D'un commun accord avec l'équipe, Kyle Lowry, 35 ans, a donc signé un nouveau contrat, puis a été cédé à la Floride pour deux joueurs, Goran Dragić et Precious Achiuwa.

Ce dernier est le plus intéressant des deux acquisitions, puisqu'il cadre dans le projet à court et moyen terme de l'équipe torontoise. À 22 ans, et du haut de ses 6 pieds 8 pouces, le Nigérian correspond en tout point au profil que cherchent les Raptors : un grand jeune joueur polyvalent qui est un défenseur coriace et qui est prêt à s'investir à Toronto.

À l'exception de quelques joueurs autonomes qui lutteront pour des contrats lors du camp d'entraînement (il y a 20 joueurs pour 15 postes), les acquisitions de l'été se limitent aux espoirs choisis lors du repêchage et aux joueurs acquis en échange de Lowry. Siakam, VanVleet et Anunoby forment le noyau de l'équipe.


Les Raptors connaîtront du succès si…

Pascal Siakam et Fred VanVleet, des Raptors, argumentent avec des arbitres lors d'un match.

Les succès des Raptors dépendront des performances de Pascal Siakam et Fred VanVleet cette saison.

Photo : Associated Press / Carlos Osorio

Le joueur le mieux rémunéré des Raptors, Pascal Siakam, s'est confié sur ses états d'âme de la dernière saison lors d'un entretien avec le New York Times récemment. Hormis son combat contre la COVID-19, il a expliqué avoir été frustré par ses patrons, qui lui ont fait un pont d'or à l'été 2019, sans en faire l'acteur principal de l'attaque.

Ces tensions ont désormais été mises au rencart. Le Camerounais dit être prêt à s'imposer. Le seul hic, c'est qu'il a été opéré à l'épaule gauche pendant l'intersaison et il ne sera pas prêt à revenir au jeu avant la fin du mois de novembre, au moins.

Siakam aura besoin de temps pour trouver ses repères et l'équipe devra tenir le coup en son absence. La saison du numéro 43 dictera l'allure que prendra celle des Raptors puisque Fred VanVleet ne pourra pas tout faire seul sur le plan offensif.


La saison pourrait être difficile

Nick Nurse donne des instructions à ses joueurs lors d'un temps d'arrêt.

L'entraîneur-chef Nick Nurse dirige les Raptors depuis 2019.

Photo : Associated Press / Rich Pedroncelli

Pascal Siakam et Fred VanVleet ont prouvé qu'ils sont capables de marquer de nombreux points de façon régulière, mais les Raptors de Toronto n'ont pas beaucoup d'autres options.

OG Anunoby, Gary Trent fils, Goran Dragić, Malachi Flynn et Chris Boucher seront tous mis à contribution, mais cela sera-t-il suffisant? Toronto formera une équipe redoutable en défense, mais elle ne devrait pas marquer au rythme des Nets de Brooklyn.

Alors, quelle forme prendra la nouvelle philosophie de jeu des Raptors? Et que seront-ils réellement en mesure de faire sans les services de Pascal Siakam d'entrée de jeu? Beaucoup de questions demandent des réponses. L'entraîneur-chef Nick Nurse est un fin stratège. Que parviendra-t-il à sortir de son chapeau?


Prédiction

À moins de changements importants à l'effectif en cours de saison, les Raptors ne risquent pas de s'imposer parmi les puissances de l'Est dans la NBA. Cela dit, ils devraient lutter pour l'une des dernières places donnant accès aux séries éliminatoires.

Dans le contexte de son virage vers la jeunesse, la direction des Raptors devrait échanger quelques joueurs à l'approche de la date limite des transactions. Les vétérans Goran Dragić et Chris Boucher, entre autres, devraient faire l'objet de quelques appels.

Somme toute, l'année à venir promet d'être une année de transition, mais l'équipe risque tout de même de divertir, beaucoup plus que la saison précédente. Et, qui sait, le retour des Raptors à la maison leur insufflera peut-être l'énergie nécessaire pour excéder les attentes modestes à leur endroit.

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