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L’Iran prêt à discuter de son programme nucléaire si les sanctions sont levées

Dans une salle de l'ONU où se tient l'Assemblée générale, deux écrans montrent le discours du président iranien Ebrahim Raïssi.

Le président iranien Ebrahim Raïssi prononce un discours préenregistré devant l'Assemblée générale des Nations unies.

Photo : pool/afp via getty images / TIMOTHY A. CLARY

Agence France-Presse

Le nouveau président iranien Ebrahim Raïssi s'est dit mardi favorable à la reprise des négociations pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien, interrompues depuis son élection en juin, si « l'objectif final est la levée de toutes les sanctions oppressives ».

Nous ne faisons pas confiance aux promesses du gouvernement américain qui s'est retiré de cet accord sous la présidence de Donald Trump, mais qui veut maintenant y revenir sous la houlette de Joe Biden, a-t-il ajouté dans son discours vidéo préenregistré et diffusé à l'Assemblée générale de l'ONU.

Les discussions indirectes à Vienne entre Iraniens et Américains, par l'intermédiaire des autres signataires de l'accord de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique (Allemagne, France, Royaume-Uni, Chine et Russie), ont permis d'importantes avancées au printemps.

L'ex-président Trump avait claqué la porte de cet accord en 2018 et rétabli les sanctions qu'il avait permis de lever. En retour, l'Iran s'est affranchi de plus en plus des restrictions à son programme nucléaire.

Le successeur du milliardaire républicain à la Maison-Blanche, le démocrate Joe Biden, a promis de revenir dans l'accord si Téhéran renouait avec ses engagements. Il a réitéré cette position mardi à l'ONU.

Les négociations visent à définir quelles sanctions Washington doit lever et comment l'Iran peut stopper ses avancées nucléaires. Mais elles sont suspendues depuis l'élection du nouveau président ultraconservateur iranien, dont tout le monde scrute les intentions.

Les Américains ont prévenu qu'il serait bientôt trop tard pour sauver l'accord de 2015.

Ebrahim Raïssi a par ailleurs longuement attaqué les États-Unis.

Cette année, deux scènes ont marqué l'Histoire. Le 6 janvier, quand le Congrès américain a été attaqué par le peuple, et en août, quand le peuple d'Afghanistan tombait d'avions américains. Du Capitole à Kaboul, un message clair a été adressé au monde : le système hégémonique des États-Unis n'a aucune crédibilité, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, a-t-il affirmé.

Non seulement le système hégémonique, mais tout le projet visant à imposer l'identité occidentale ont échoué misérablement, a-t-il insisté.

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