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Encore des bagarres entre adolescents au parc Lepage à Rimouski

Le parc Lepage à Rimouski.

Des bagarres entre jeunes ont repris au parc Lepage à Rimouski. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Les bagarres entre adolescents ont repris dans les derniers jours au parc Lepage à Rimouski. Ce genre de bagarres dans lesquelles s'affrontent notamment des élèves de l'école secondaire Paul-Hubert perdure depuis l'automne 2018.

En entrevue à l'émission Même Fréquence mardi après-midi, la travailleuse sociale à l'école secondaire Paul-Hubert à Rimouski, Jenny Lévesque, et le conseiller municipal sortant pour le district de Saint-Robert et animateur de vie étudiante, Jocelyn Pelletier, ont déploré le retour de ces bagarres.

M. Pelletier a soulevé avec découragement que les batailles ont repris de plus belle la semaine dernière.

Des jeunes des écoles secondaires Paul-Hubert, Langevin et Saint-Jean seraient impliqués, selon Mme Lévesque et lui.

Beaucoup de jeunes, cette année, sont partis en ambulance, malheureusement.

Une citation de :Jenny Lévesque, travailleuse sociale à l'école Paul-Hubert

Selon Jenny Lévesque, certains jeunes rassemblés au parc en profitent pour consommer drogues et alcool.

Ils sont très nombreux et là, s'ouvrent toutes les opportunités de consommation, déplore-t-elle.

C'est d'une tristesse incroyable de se blesser comme ça. [...] Ce serait tellement dommage qu'il arrive un accident majeur.

Une citation de :Jocelyn Pelletier, conseiller municipal sortant du district de Saint-Robert

Selon Mme Lévesque et M. Pelletier, les adolescents se retrouvent au parc Lepage surtout sur l'heure du midi.

Un comité pour trouver des solutions

Selon Jocelyn Pelletier, les bagarres étaient moins nombreuses en 2018-2019 après que les membres d'un comité formé notamment du Centre de services scolaires, des directions d'école, de la Ville de Rimouski et de la Sûreté du Québec se soient rencontrés pour trouver des solutions.

Le conseilleur municipal affirme qu'un tel comité doit à nouveau se rencontrer prochainement pour tenter de régler le problème.

On va voir ce qu'on peut faire rapidement pour régler ça.

Une citation de :Jocelyn Pelletier, conseiller sortant du district de Saint-Robert

Il ajoute qu'en 2018-2019, une lettre avait été envoyée aux parents des élèves des écoles secondaires Paul-Hubert, Langevin et Saint-Jean pour les mettre au courant des bagarres qui se tenaient alors au parc Lepage et que ces batailles avaient cessé par la suite.

Je trouve ça vraiment triste. J'ai fait le tour au cégep et les étudiants de première année étaient tristes d'apprendre qu'il y avait des bagarres encore au parc Lepage, poursuit Jocelyn Pelletier.

Une voiture de police stationnée devant le parc Lepage à Rimouski.

Les policiers étaient visibles au parc Lepage à Rimouski en 2019. (Archives)

Photo : Radio-Canada

D'autres pistes de solution ont déjà été soulevées. Jenny Lévesque mentionne que des intervenants externes à l'école, un travailleur de parc par exemple, pourraient arpenter le parc pour faire de la prévention.

Elle précise que les intervenants de l'école ne peuvent pas intervenir au parc puisqu'il n'est pas situé sur la propriété de l'établissement.

C'est la même chose que si un jeune se battait ailleurs à Rimouski. Ça ne se passe pas dans nos murs ou sur notre terrain, mais c'est sûr qu'on accueille ces jeunes là blessés ou bouleversés, qui ne sont plus en état d'apprendre à l'école, poursuit Jenny Lévesque.

C'est pour ça qu'on a fait la demande de retour du comité parce qu'on a besoin de se mettre en groupe pour régler ça, précise Jenny Lévesque.

La travailleuse sociale souligne qu'elle a remarqué que beaucoup de jeunes présentent un grand désarroi ces temps-ci.

Le retour en grand groupe est plus difficile pour certains, après plus d'un an de confinement, selon elle, et certains éprouvent de la difficulté à gérer leurs émotions.

De son côté, Jocelyn Pelletier estime qu'il serait important que les parents demandent à leurs jeunes ce qu'ils font sur leur heure du dîner.

Il reconnaît que des activités sont organisées par l'école, mais on ne peut pas garder 1500 jeunes dans une école secondaire et que les intervenants de l'établissement font leur possible.

Marc Parent.

Le maire de Rimouski, Marc Parent, soutient que la situation est préoccupante et que divers intervenants tentent de trouver des solutions. (Archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Appelé à réagir à cette question à l'issue de la séance du conseil municipal de mardi soir, le maire de Rimouski, Marc Parent, a affirmé que l'une des solutions pourrait être de raccourcir la période libre allouée aux élèves pour dîner.

Pour éviter que, justement, les enfants ne se retrouvent avec rien à faire, mais il est certain que c'est préoccupant.

Une citation de :Marc Parent, maire de Rimouski

Il ajoute que cette option faisait partie des réflexions qui étaient ressorties des discussions du comité de travail sur la question en 2018-2019.

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