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Annamie Paul est responsable de la déconfiture du Parti vert, accuse Daniel Green

Annamie Paul marche dans un corridor, le visage masqué.

Annamie Paul a fini loin derrière la candidate libérale dans la circonscription de Toronto-Centre.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

« On voyait le train dérailler depuis six mois. Et le train a déraillé. » L'ancien chef adjoint et conseiller du Parti vert du Canada, Daniel Green, attribue l'échec de la formation aux élections fédérales à sa chef, Annamie Paul, et aux tensions internes qui ont persisté pendant la campagne.

De l'avis de M. Green, la chef du Parti vert doit procéder sans plus tarder à un examen de conscience. Elle doit reconnaître sa responsabilité de cette défaite à travers le pays, a-t-il insisté en entrevue à Midi info, mardi.

À l'issue du scrutin, les verts ont réussi à conserver deux sièges à la Chambre des communes. Les appuis au parti se sont toutefois effondrés : ils sont passés de 6,5 % en 2019 à 2,3 % en 2021.

On a un parti à reconstruire. Et la question que tous les verts se posent maintenant : est-ce qu’on est capables de reconstruire le Parti vert avec Annamie Paul?

Une citation de :Daniel Green, conseiller et ex-chef adjoint du Parti vert du Canada au Québec

Les membres du Parti vert ont pourtant été témoins des signes avant-coureurs de cette débâcle, selon M. Green. À commencer par les tensions qui ont divisé le parti et qui ont failli coûter à Mme Paul son poste de chef, peu de temps avant le début de la campagne.

Difficile de bâtir [...] un parti politique quand la chicane est pognée dans la maison, a résumé M. Green.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Outre les désaccords à l'interne sur la question du conflit israélo-palestinien, les enjeux qui touchent les électeurs québécois ont suscité peu de disposition à en discuter de la part de Mme Paul.

Après que ses invitations furent restées lettre morte, l'aile québécoise du parti a décidé de publier sa propre plateforme, dont certaines propositions allaient à l'encontre des positions défendues par la chef. Des différences notables éloignaient les candidats québécois de Mme Paul, notamment en matière de protection de la langue française et de reconnaissance du Québec en tant que nation.

La direction du parti était tout à fait au courant qu’on travaillait depuis le mois de mai […] à peaufiner un programme québécois, s'est défendu Daniel Green.

Sur la loi 21, sur la loi 96, on a tenté de dialoguer avec elle, a-t-il ajouté. Ce fut très difficile, je pourrais même dire inexistant.

Selon M. Green, la perte considérable des appuis que le parti comptait dans la province est due à la négligence et à l'incompréhension de Mme Paul à l'égard du Québec.

Dans la circonscription ontarienne de Toronto-Centre, où elle a passé la majeure partie de sa campagne, la chef du Parti vert a terminé loin derrière la candidate libérale Marci Ien, avec seulement 8,5 % des voix. Un appui insuffisant pour assurer à Mme Paul le remboursement de ses dépenses.

En vertu de la loi électorale, un candidat peut obtenir un remboursement partiel des dépenses encourues en campagne électorale s'il obtient au moins 10 % des votes dans la circonscription où il se présente.

Même si elle ne siégera pas aux Communes, Annamie Paul s'est engagée à l'issue de la soirée électorale à collaborer avec les autres partis fédéraux, sans jamais aborder la question de son avenir politique.

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