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Sur la trace des champignons sauvages du Nord de l’Ontario

Justin et Thierry sont à l'entrée d'une forêt, ils ont des champignons dans les mains.

Justin Descary (droite) a récemment découvert la cueillette de champignons sauvages; Thierry Bissonnette (gauche) est un cueilleur de plus de trente ans d'expérience.

Photo : Radio-Canada / Aya Dufour

Radio-Canada

« C’est vraiment le genre de connaissances qui se transmettent de personne à personne », affirme Thierry Bissonnette lors du début de l'excursion en forêt.

Ce cueilleur de champignons sauvages a plus de trente ans d’expérience et est l’auteur de différents ouvrages de vulgarisation et de fiction inspirés de la mycologie.

Il est accompagné de Justin Descary, un Sudburois qui a récemment découvert les joies de la cueillette de champignons sauvages en forêt.

Le duo a choisi un parc situé à proximité de Sudbury pour cette excursion en plein air. Pas question de dévoiler lequel : les cueilleurs de champignons sauvages sont cachottiers pour ce genre d'information.

Justin Descary et Thierry Bissonnette marchent dans la forêt.

Pour éviter un achalandage accru, certains cueilleurs évitent de divulguer l'emplacement de leurs lieux préférés pour la cueillette de champignons.

Photo : Radio-Canada / Aya Dufour

Avec l’expérience, il est plus facile de découvrir des lieux propices à la cueillette. Toutefois, le choix va varier d’une occasion à l’autre, selon les arbres, la température et la saison.

C’est une question de circonstances, explique Thierry Bissonnette, qui a également enseigné à l’Université Laurentienne.

Les champignons ne poussent pas à des heures fixes et il faut savoir être flexible et saisir l’opportunité lorsqu’elle se présente.

Une citation de :Thierry Bissonnette, auteur d'ouvrages de vulgarisation et de fiction sur les champignons.

Lorsque les conditions sont bonnes, les cueilleurs préparent leurs paniers de paille en prévision d’une bonne récolte. Ils apportent également des sacs en tissu pour isoler les espèces difficilement identifiables.

Lors d’une aventure en forêt, tout cueilleur devrait apporter un petit couteau, de l’eau potable, du poivre de Cayenne et des sifflets pour effrayer un ours éventuel, conseille M. Bissonnette.

Former l’oeil à l'identification des champignons

Se fier uniquement à des livres sur les champignons et à l’opinion d’internautes sur les médias sociaux pour identifier des champignons sauvages est une stratégie risquée.

Justin et Thierry sont accroupis dans la forêt et discutent de l'apparence d'un champignon.

Être accompagné d'une personne d'expérience permet d'acquérir rapidement des compétences en matière d'identification de champignons sauvages.

Photo : Radio-Canada / Aya Dufour

Les champignons sauvages ont parfois un sosie toxique, ou une apparence changeante qui pourrait porter à confusion, explique l'enseignant universitaire.

Chaque espèce a des caractéristiques spécifiques qui facilitent le travail d’identification, précise-t-il en coupant un champignon en deux pour vérifier la couleur à l’intérieur.

Un champignon blanc tranché en deux par un petit couteau.

Certains champignons sont quasi identiques de l'extérieur. Il faut donc examiner les pieds ou l'intérieur du champignon pour déterminer de quelle espèce il s'agit.

Photo : Radio-Canada / Aya Dufour

Bien cuire le tout et en manger seulement en petite quantité pour commencer, voilà deux règles de base, ajoute Justin Descary, qui a dégusté des champignons sauvages pour la première fois cette année.

Selon les saisons

Fin d’été, et début d'automne, le bolet d'Amérique et les chanterelles sont parmi les meilleures espèces à consommer. Ce sont également des espèces faciles à identifier pour les débutants.

Des champignons.

Lors d'une excursion récente, Justin Descary a remporté le gros lot : des bolets d'Amérique et des chanterelles.

Photo : Justin Descary

Des champignons comme le pied bleu et le matsutaké arrivent plus tard dans l’année. Ces espèces peuvent survivre lorsque le thermomètre chute à zéro.

Certaines régions ont des champignons tous les mois de l’année, comme au Costa Rica ou en Israël, indique M. Bissonnette.

Au Canada, c’est limité à l’été, l’automne et le printemps; mais peut-être que les changements climatiques viendront changer ça éventuellement, ajoute-t-il.

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