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Le vote conservateur chute en Alberta, Jason Kenney blâmé

Le premier ministre albertain Jason Kenney au micro.

La base conservatrice a l'impression d'avoir été handicapée par la gestion de la pandémie controversée du premier ministre albertain, Jason Kenney.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Les conservateurs fédéraux ont beau avoir remporté 30 sièges en Alberta lundi soir, ils ont perdu près de 14 % de leur appui par rapport aux élections de 2019. Deux députés conservateurs fédéraux jettent le blâme sur le premier ministre albertain, Jason Kenney, critiqué pour sa mauvaise gestion de la quatrième vague de COVID-19.

La députée conservatrice réélue dans Calgary-Midnapore Stephanie Kusie affirme qu’elle a entendu le mécontentement de ses électeurs face à Jason Kenney en frappant aux portes.

Il y a beaucoup de gens qui ne sont pas contents du contexte provincial. Selon moi, c'est la plus grande menace aujourd'hui, a-t-elle reconnu en entrevue lundi soir.

Le premier ministre Jason Kenney a été sévèrement critiqué pour avoir imposé trop tardivement des mesures sanitaires pour lutter contre la quatrième vague de la pandémie, qui menace de faire s’effondrer le système de santé albertain. D'autres sont insatisfaits de l'imposition d'une forme de preuve vaccinale pour les commerces non essentiels.

Je ne veux pas dire que les gens ne sont pas capables de reconnaître les différences entre les deux, mais ils ont les mêmes idées sur les conservateurs soit au provincial, soit au fédéral, a poursuivi Stephanie Kusie.

Son collègue de Saint-Albert—Edmonton, Michael Cooper, blâme lui aussi Jason Kenney.

Il n'y a aucun doute que le gouvernement provincial ne nous a pas aidés. Je m'y attendais, car je l'avais entendu lors de mon porte-à-porte.

Une citation de :Michael Cooper, député conservateur réélu dans Saint-Albert—Edmonton

Nous avons aussi perdu des votes au Parti populaire, donc nous avons du travail à faire, ajoute-t-il.

L’insatisfaction monte également au sein du caucus conservateur uni, en Alberta. L'un des vice-présidents du parti, Joel Mullan, a publié mardi une lettre ouverte dans laquelle il appelle à la démission de Jason Kenney, le qualifiant de menace pour le parti.

À qui bénéficie la chute du vote conservateur?

Le vice-doyen du Campus Saint-Jean et professeur de sciences politiques Frédéric Boily croit que l’effet Jason Kenney a permis aux libéraux et aux néo-démocrates de l’emporter respectivement dans Calgary-Skyview et Edmonton-Griesbach.

La lutte entre le libéral Randy Boissonneault et le conservateur James Cumming n'est, pour sa part, toujours pas conclue dans la circonscription d'Edmonton-Centre.

Le Parti populaire a aussi bénéficié de la fuite du vote conservateur, dans les régions rurales de la Saskatchewan et du Manitoba, selon Frédéric Boily.

Maxime Bernier a pu actualiser son discours libertarien en dénonçant une sorte de tyrannie sanitaire de Jason Kenney, explique-t-il. Ça a galvanisé le vote du Parti populaire, mais pas assez pour lui accorder des députés.

Le Parti populaire est plus un mouvement qu’un parti politique, mais en tant que mouvement, il ne s’estompera pas de sitôt, renchérit quant à elle la sondeuse Janet Brown.

Avec les informations de Stéphanie Rousseau et Elise von Scheel

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