•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Malgré des résultats décevants, Jagmeet Singh ne doute pas de son leadership

Jagmeet Singh s'adresse aux médias.

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh n'est pas déçu par les résultats de son parti, mais plutôt par la « perte » de candidats qui auraient pu, selon lui, « faire la différence » aux Communes.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Le Nouveau Parti démocratique a beau ne pas avoir connu la percée tant attendue ces élections-ci, son chef, Jagmeet Singh, n'affiche aucun doute au sujet de son propre leadership. Sa seule déception, a-t-il dit, est de devoir se passer « d'excellents » candidats néo-démocrates aux Communes.

Au lendemain de la soirée électorale qui a vu 25 députés du NPD accéder au Parlement, soit sensiblement le même nombre qu'en 2019, M. Singh n'a pas voulu se laisser démonter par le peu de gains réalisés par son parti.

Selon les résultats préliminaires, mardi, le Nouveau Parti démocratique obtient 17,7 % des voix – 10 points de pourcentage de plus que le Bloc québécois à l'échelle nationale – mais son nombre d'élus le force à demeurer le troisième parti d'opposition aux Communes.

Vous sentez-vous en confiance par rapport à votre leadership à la lumière de ces résultats? s'est fait demander le chef néo-démocrate.

Oui, a-t-il offert pour toute réponse.

À son arrivée à la tête du parti, en juin 2019, Jagmeet Singh s'était retrouvé avec la lourde tâche de redonner un nouveau souffle au NPD, qui avait perdu des plumes depuis la vague orange de 2011.

Aux élections fédérales de 2015, les néo-démocrates de Thomas Mulcair n'avaient obtenu que 44 sièges au Parlement, bien loin des 103 circonscriptions que le parti avait pu remporter sous Jack Layton.

Après deux élections, force est de constater que l'ambitieuse mission qui incombait à M. Singh n'a toujours pas donné les résultats escomptés.

Le chef néo-démocrate l'a dit et redit : il ne lâchera pas le morceau et continuera de travailler pour les Canadiens.

Si la campagne n'a pas permis au NPD d'augmenter sa députation, elle a tout de même donné à son chef l'occasion d'aller à la rencontre des électeurs d'un bout à l'autre du pays. Et ça, c'est quelque chose que je ne vais jamais regretter, a-t-il assuré.

Selon Jagmeet Singh, le parti est en bonne posture pour se faire entendre au sein de la 44e législature du Parlement. Avec 24 sièges, j'ai vu ce qu'il était possible de faire, a-t-il dit.

La seule déception de M. Singh est de ne pas avoir réussi à faire élire d'excellents candidats sur qui il fondait de grands espoirs.

Au Québec, où Alexandre Boulerice demeure le seul élu néo-démocrate, le NPD a cru jusqu'à la toute fin pouvoir ramener dans son giron la circonscription de Berthier-Maskinongé grâce à la candidature de Ruth Ellen Brosseau. Cette dernière s'est toutefois inclinée devant le bloquiste Yves Perron, avec un peu plus de 900 voix d'écart.

Bien sûr, je suis déçu que des députés incroyables comme Ruth Ellen Brosseau ne puissent pas être à Ottawa. Je pense que c'est une perte pour notre équipe, oui, mais aussi pour le Canada.

Une citation de :Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique

Des candidats comme Nimâ Machouf, François Choquette, Ève Péclet, Brigitte Sansoucy – qui ont tenté d'être élus au Québec – et Tracey Ramsey qui se présentait dans Essex, en Ontario – auraient pu faire la différence au Parlement, a poursuivi M. Singh, qui s'est attristé de leurs défaites.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Avec 9,8 % des votes recueillis au Québec, le Nouveau Parti démocratique n'a pas suscité davantage d'intérêt dans la province qu'il ne l'avait fait aux précédentes élections, où il avait obtenu 10,8 % des voix.

Le premier ministre François Legault avait prévenu les Québécois que l'élection d'un gouvernement néo-démocrate pourrait s'avérer « dangereux », le NPD cherchant selon lui à priver l'Assemblée nationale de son autonomie.

Jagmeet Singh estime toutefois que les Québécois n'ont pas à s'inquiéter de voir les relations entre son parti et le Québec s'envenimer. Le NPD cherchera toujours à obtenir des gains pour les Québécois, comme [il] l'a fait pendant la pandémie, a-t-il fait valoir.

C'est aussi la mission que se donnent les néo-démocrates pour l'ensemble des Canadiens. Et s'il leur faut appuyer des projets de loi des libéraux à la Chambre des communes, ils le feront, a assuré M. Singh.

Le chef néo-démocrate ne voit pas de problème à travailler avec Justin Trudeau, qu'il a dépeint tout au long de la campagne électorale comme un faux progressiste en qui les Canadiens ne peuvent avoir confiance.

Tout ce que j'ai dit [sur lui] est vrai, et je continue de le penser, a-t-il déclaré.

Bien que le chef libéral se soit trompé en provoquant des élections, a-t-il ajouté, ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas travailler ensemble [pour le bien] des Canadiens.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !