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Québec veut « donner le goût aux employés de rester dans le réseau de la santé »

Le ministre Dubé fournit des explications en conférence de presse.

Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, promet d'appliquer les mesures nécessaires pour retenir le personnel de la santé en poste et ramener dans le réseau ceux qui l'ont quitté.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, annoncera jeudi, en compagnie du premier ministre François Legault, les détails d'un plan destiné à combler la grave pénurie de main-d'oeuvre dans le réseau public de santé, notamment en personnel infirmier.

Le gouvernement a bien entendu les demandes de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et des autres syndicats, a déclaré Christian Dubé lors d'un point de presse, mardi, à Québec.

Tout ce qu'on a entendu [...] ça va être sur notre menu, a-t-il promis, citant la question du temps supplémentaire, la question de baisser l'utilisation des ressources externes et la gestion locale des horaires.

Les mesures qu'entend prendre Québec pour retenir et aussi attirer des gens vers le réseau de la santé seront précisées jeudi, a dit M. Dubé. Elles seront inspirées du plan établi l'automne dernier pour contrer la deuxième vague de la COVID-19 et des ingrédients qui ont fait de la campagne de vaccination un succès.

Au niveau des ressources humaines, on va appliquer la même approche, a dit M. Dubé.

Quand je parle de modèle de gestion, c'est un modèle très décentralisé qui travaille de très près avec les PDG.

Une citation de :Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec

Mercredi dernier, le premier ministre François Legault s'était dit ouvert à tous les incitatifs pour faire revenir les infirmières dans le réseau de la santé.

Le lendemain, son ministre des Finances, Eric Girard, s'était dit prêt à délier les cordons de la bourse pour embaucher rapidement les quelque 4000 infirmières qui manquent dans le réseau.

Le gouvernement souhaite que les employés du réseau aient envie de rester, et que ceux qui l'avaient quitté aient envie de revenir.

L'entente de principe conclue par Québec avec les membres du réseau de la santé de la FSSS-CSN, le mois dernier, sera appliquée incessamment, a dit Christian Dubé. Il reste à la faire atterrir.

Les primes, c'est une chose, mais les infirmières veulent un meilleur environnement de travail, a-t-il dit.

De son côté, François Legault a rappelé qu'en vertu de cette entente négociée, il est déjà prévu une réorganisation du travail, une augmentation importante du nombre de postes à temps plein, un plan pour éliminer le temps supplémentaire obligatoire, un plan pour éventuellement ne plus faire affaire avec les agences privées.

Comment on peut accélérer cette réorganisation-là et ajouter des incitatifs financiers? C'est ça qu'on va vous présenter jeudi.

Une citation de :François Legault, premier ministre du Québec

Appel à la prudence

En ce qui a trait à la propagation du coronavirus, le ministre de la Santé a noté qu'on semble être sur un plateau depuis quelques jours. Mardi, la santé publique a signalé 587 nouveaux cas de COVID-19 dans les dernières 24 heures.

Christian Dubé invite néanmoins la population à rester prudente et à continuer d'appliquer les mesures sanitaires.

Le temps a été beau en septembre, a-t-il rappelé, ce qui a amené les gens davantage à l'extérieur. Avec l'automne, qui incitera à rester à l'intérieur, la transmission de la COVID-19 pourrait s'accentuer.

Mais on peut quand même apprécier que les cas semblent stables pour l'instant, a-t-il conclu.

Santé et sécurité au travail

La FSSS-CSN, pendant ce temps, réclame une rencontre d'urgence avec Christian Dubé pour discuter de la pénurie de personnel et de la réforme du régime de santé et de sécurité du travail, contenue dans le projet de loi 59.

Par communiqué, mardi, la Fédération syndicale a réclamé plus de transparence de la part du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) sur la planification de la main-d'oeuvre.

En parallèle, dit-elle, le projet de loi 59 doit être modifié pour réussir à améliorer la santé physique et psychologique du personnel du réseau.

Le 1er septembre dernier, la FSSS-CSN affirmait que, dans sa forme actuelle, le projet de loi 59 ne contient pas les éléments nécessaires pour veiller à la santé et à la sécurité du personnel.

Mardi, la commission de l'économie et du travail de l'Assemblée nationale entreprenait l'étude détaillée du projet de loi 59, l'une des dernières étapes du cheminement d'un projet de loi avant l'adoption et la sanction.

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