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Carré Belvédère : les élus souhaitent l’intervention de l’UPAC à Sherbrooke

Un chantier de construction. Des maisons peuvent être vues au loin.

Les élus de Sherbrooke souhaitent que l’UPAC fasse la lumière sur un changement d’usage inexpliqué dans le secteur du Carré Belvédère. (archives)

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Emy Lafortune

Nouveau rebondissement dans le dossier du Carré Belvédère : les élus de Sherbrooke souhaitent que l’Unité permanente anticorruption (UPAC) fasse la lumière sur un changement d’usage toujours inexpliqué dans le secteur d'Ascot.

Le conseil s'est entendu à l'unanimité lundi soir pour mandater la vérificatrice générale et l'UPAC afin d'enquêter sur le dossier. Les élus ont aussi voté pour le retrait de l’usage commerce de détail et service en général dans ce secteur.

Cette résolution survient une semaine après que le maire Steve Lussier a bloqué la prise d’une décision dans ce dossier en utilisant son droit de veto. Rappelons que la semaine dernière, plusieurs élus avaient réclamé le retrait de l'usage, accordé dans des circonstances inexpliquées après avoir été rejeté du schéma d'aménagement en 2016.

Le conseiller Pierre Avard avait proposé que l’UPAC se penche sur ce changement nébuleux. Lundi soir, il s’est réjoui que cette proposition ait été adoptée par le conseil.

Qu’une modification soit faite sans que personne le sache, ce qui va à l’encontre de toutes les décisions qui ont été prises par le passé, il faut faire la lumière là-dessus, souligne-t-il.

Je suis fier de voir qu’on a rallié les membres du conseil derrière cette demande-là. Je pense que les citoyens et citoyennes de Sherbrooke ont toutes les raisons de vouloir savoir ce qui s’est passé, ajoute-t-il. 

D’après moi, les seules personnes qui vont être aptes à aller enquêter avec des pouvoirs, c’est l’UPAC.

Une citation de :Pierre Avard, conseiller municipal

Il n’est cependant pas encore certain que l’UPAC va accepter d’examiner l’affaire. On l’espère. Avec un vote unanime d’un conseil municipal, je pense qu’on devrait au moins voir des représentants de l’UPAC ici, souhaite M. Avard. La vérificatrice générale de la Ville sera aussi appelée à examiner le dossier.

Des anomalies 

Lundi soir, le maire Steve Lussier a expliqué sa décision d’utiliser son droit de veto la semaine précédente.

Dès le départ, pourquoi j’avais donné mon droit de veto, c’est que je voyais qu’il y avait déjà des anomalies dans ce dossier-là. [...] Dès le lendemain matin, je rencontrais la vérificatrice générale pour faire un état de la situation, indique-t-il.

Il appuie l'idée d’impliquer l’UPAC dans le dossier.

Pour nous, c’est extrêmement important pour la population [...] de faire la lumière de ce dossier-là.

Une citation de :Steve Lussier, maire de Sherbrooke

Le maire s’est également dit ouvert à une éventuelle réévaluation du dossier lorsque l'UPAC aura tiré ses propres conclusions.

Dans les séquences, il y aura peut-être une épicerie en haut [du secteur d'Ascot]. [...] Lorsque la lumière sera faite, on pourra réévaluer par rapport au développement, dit-il.

Le promoteur critique Commerce Sherbrooke

Pendant la période de questions du conseil municipal, le promoteur du Carré Belvédère, Luc Élias, a critiqué le travail de Commerce Sherbrooke dans le dossier.

J’aimerais qu’il y ait une mise à jour sérieuse de Commerce Sherbrooke. On travaille avec des données qui ne sont pas justes, il y a des contradictions, déplore-t-il.

On a toujours été sérieux, et surtout honnêtes, a-t-il assuré, en ajoutant appuyer une éventuelle enquête.

Possibilité de référendum

Les personnes qui habitent dans le secteur d’Ascot et qui s’opposent au retrait de l’usage commerce de détail et service en général pourront signer, entre le 22 septembre et le 7 octobre, un registre pour demander un référendum.

Un formulaire sera disponible sur le site web de la Ville. Si suffisamment de personnes manifestent leur intérêt, un référendum sera tenu dans les 120 jours suivants.

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