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Défait, Maxime Bernier promet un retour en force aux prochaines élections

Le Parti populaire du Canada a obtenu trois fois plus de voix qu'en 2019.

Maxime Bernier parle sur une scène.

Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, s'est adressé à ses partisans réunis à Saskatoon après avoir appris sa défaite en Beauce.

Photo : La Presse canadienne / Liam Richards

Ce n'est pas la défaite qui découragera Maxime Bernier. Le chef du Parti populaire du Canada, qui a réussi à tripler le nombre de voix qu'il avait obtenu en 2019, s'est engagé à poursuivre son « combat pour les libertés » dans la rue, faute d'un représentant au Parlement.

Les Canadiens qui s'opposent à la montée de la tyrannie et au gouvernement autoritaire ont besoin d'une voix. Nous serons cette voix, a déclaré M. Bernier à ses partisans, réunis pour la soirée électorale à Saskatoon.

Le chef du PPC a choisi d'y tenir son rassemblement, les règles sanitaires étant selon lui trop contraignantes au Québec, où se trouve la circonscription qu'il convoitait.

Les électeurs de la Beauce ont choisi de renouveler leur confiance en Richard Lehoux, le candidat conservateur qui représente la circonscription depuis le départ de M. Bernier. Selon les résultats préliminaires, le chef du Parti populaire est arrivé bon deuxième, avec un peu moins de 20 % des voix.

Au moment où le scénario d'un gouvernement minoritaire libéral s'est imposé lundi soir, le Parti populaire n'avait réussi à faire élire aucun député. Il avait cependant obtenu deux fois plus de voix que le Parti vert.

Qu'à cela ne tienne, selon le chef de la formation, qui estime que le combat se poursuivra à l'extérieur du Parlement. M. Bernier considère que son parti est la seule réelle opposition à Ottawa malgré l'absence de députés élus aux Communes.

Encouragé par le nombre de voix récoltées par son parti – 5,1 % des votes –, Maxime Bernier a promis d'être de la partie aux prochaines élections. C'est une révolution idéologique que nous commençons dès maintenant, a-t-il lancé à la foule.

En deux ans seulement, notre appui a été multiplié par trois. À la prochaine élection, qui pourrait arriver très bientôt, nous serons mieux préparés, a-t-il déclaré. Ce n'est que le début.

Nous allons continuer le combat pour nos libertés en dehors du Parlement, dans la rue, pour influencer l’opinion publique.

Une citation de :Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada

En 2019, le Parti populaire, qui faisait alors ses débuts sur la scène fédérale, avait obtenu 1,6 % des voix.

Avec cet appui, le chef du Parti populaire peut aspirer à participer au prochain débat des chefs, lui qui a été exclus des principales joutes oratoires ces élections-ci. Pour être invité aux débats organisés par la Commission des débats des chefs, tout candidat doit avoir obtenu lors de la précédente élection générale au moins 4 % des votes.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Maxime Bernier, ancien ministre conservateur qui a représenté la Beauce aux Communes de 2006 à 2019, a fait campagne sur la promesse de défendre les droits et libertés des Canadiens, qui ont été à son avis mis à mal par le gouvernement Trudeau au cours de la pandémie.

Le chef du PPC en a contre les confinements, le passeport vaccinal et la ségrégation dont sont victimes, selon lui, les Canadiens qui ont fait le choix de ne pas être vaccinés contre la COVID-19. Bien qu'il assure ne pas être antivaccin, M. Bernier a fait campagne en omettant de mentionner certaines informations sur la vaccination contre le coronavirus.

L'équilibre budgétaire, l'augmentation du pouvoir d'achat des Canadiens et le contrôle de l'immigration de masse sont en outre des dossiers sur lesquels le chef du PPC dit vouloir insister aux prochaines élections, où il est persuadé de gagner des sièges au Parlement.

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