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Anglade demande une cellule de gestion de la crise du système de santé

La femme s'adresse aux journalistes, devant des micros.

La cheffe du Parti libéral du Québec et cheffe de l’opposition officielle lors d'un point de presse devant l'hôpital de Gatineau, en juin (archives)

Photo : Radio-Canada / Emilien Juteau

Radio-Canada

La cheffe libérale, Dominique Anglade, réclame la mise sur pied d’une cellule de gestion de crise pour dénouer l’impasse dans le système de santé, qui subit les effets de la pénurie de personnel de plein fouet dans plusieurs régions, dont l’Outaouais.

C’est tout de suite qu’il faut mettre en place [des solutions]. La cellule permettait de ramener, rapidement, toutes les informations sur le terrain, avec le gouvernement, et de prendre des décisions, a fait valoir la leader de l’opposition officielle, en entrevue à l’émission Sur le vif.

Selon la proposition, ce groupe serait formé de personnel de première ligne, de représentants syndicaux et de gestionnaires d’établissements de santé, comme ceux du Centre de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais.

Mme Anglade estime qu’il serait ainsi possible de passer en deuxième vitesse en ce qui a trait, notamment, aux incitatifs promis aux infirmières pour éviter qu'elles ne désertent vers l’Ontario.

Elle a profité de l’occasion pour accuser le gouvernement de François Legault de se traîner les pieds dans ce dossier.

Depuis quand dit-on que ça prend des incitatifs, surtout dans la région de l'Outaouais? a-t-elle lancé, soutenant que c’est dans cette région que le plus grand retard dans les chirurgies s’est accumulé.

Ce n’est pas nouveau, mais chaque jour, il y a plus d‘infirmières qui quittent, a-t-elle insisté pour souligner l’urgence d’agir.

Il faudrait mettre, tout de suite, un certain montant sur la table, aujourd’hui.

Une citation de :Dominique Anglade, cheffe du Parti libéral du Québec

Le Parti libéral du Québec affirme que les problèmes actuels touchent plusieurs régions du Québec.

Le gouvernement a perdu le contrôle et sa solution, c'est la fermeture de services : des urgences qui ferment partout au Québec, Gatineau, Salaberry-de-Valleyfield, Saint-Eustache, Senneterre, énumère le parti dans un communiqué diffusé lundi.

Dominique Anglade souhaite aussi que cette cellule de gestion de crise amène une vision à long terme parce que le gouvernement actuel lui laisse l’impression d’une gestion au jour le jour, sans une planification qui assurerait une meilleure prévisibilité.

La cheffe libérale donne en exemple le fait que des objectifs pourraient être fixés quant aux ratios patients/infirmière.

Délestage en cours

Rappelons que plusieurs ressources en Outaouais ont été délestées et continuent de l’être. L’urgence de l’Hôpital de Gatineau est toujours partiellement fermée. Celle-ci a été fermée complètement pendant plusieurs jours, à la fin juin. Elle a ensuite été rouverte à certains patients ayant des besoins de soins urgents : les femmes enceintes, les enfants âgés de 0 à 17 ans et les personnes ayant des problèmes de santé mentale.

Depuis le 18 juillet, l’urgence est accessible à tous, mais seulement entre 8 h et 18 h.

La semaine dernière, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a prévenu que certaines régions du Québec, comme l’Outaouais, pourraient bientôt être visées par de nouvelles diminutions de services.

Le ministre avait alors surtout insisté sur la situation précaire en Abitibi, mais n’avait pas exclu qu’une réorganisation importante de services puisse survenir en Outaouais.

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