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Les réactions sont nombreuses après la mort du joueur des Gee-Gees Francis Perron

Un joueur de football a le regarde concentré pendant un match.

Francis Perron en était à sa 5e saison avec les Gee-Gees.

Photo : Gracieuseté de l'Université d'Ottawa / Greg Mason

Ce qui devait être un beau moment pour les jeunes joueurs de football des Gee-Gees de l’Université d’Ottawa, samedi, s’est transformé en drame qui soulève toujours plus de questions que de réponses. La mort de Francis Perron, après le premier match de saison régulière de l’équipe depuis près de deux ans, bouleverse grandement toute la communauté universitaire à Ottawa et ailleurs.

L’Université d'Ottawa a envoyé une note aux membres de l’équipe pour leur demander de ne pas s’adresser aux médias. Le jeune homme de 25 ans étudiait en génie mécanique. Il n’avait aucun problème de santé connu et avait passé les examens annuels médicaux obligatoires récemment.

On perd un frère d’armes. Que tu sois près ou loin dans l’équipe, on est tous des frères. Ce n'est pas quelque chose qui est le fun à vivre, souligne Sébastien Chénier Dionne qui avait côtoyé Perron avec le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke.

Francis Perron durant un match de football.

Une cérémonie aura lieu au cours des prochaines semaines pour souligner la mémoire du footballeur.

Photo : Facebook / Francis Perron

S’il en était à sa cinquième saison comme joueur de ligne défensive à Ottawa, Francis Perron avait joué son football mineur à Sherbrooke jusqu’avec les Volontaires du Cégep local.

Ses parents Annie Simard et Michel Perron sont évidemment grandement attristés par la perte soudaine de leur fils. Ils ont assisté à presque tous les matchs de leur fils au cours de sa carrière.

Nous avons manqué seulement deux matchs, dont celui de son décès, indique sa mère Annie. Nous avons été informés qu’il avait eu un malaise, puis l’hôpital qui nous a dit qu’il avait fait un arrêt cardiaque et qu'ils ne pouvaient le réanimer, signale son père.

Michel Perron et Annie Savard

Les parents de Francis Perron, Michel Perron et Annie Simard

Photo : Radio-Canada

Il avait gagné le Bol d’or et le titre de joueur défensif de l’année. Il avait un super parcours!

Une citation de :Michel Perron, père de Francis Perron

Des éloges pour le joueur et l’étudiant

Dans un communiqué, l’entraîneur-chef des Gee-Gees a mentionné que toute l’équipe a le cœur brisé. L'équipe perd un vétéran qui rendait tout le monde meilleur. Il était un coéquipier apprécié et aimé par tout le monde du programme, souligne Bellefeuille.

Quand une recrue n'est pas à ses affaires, ça ressort du lot. Il n'était pas une pomme pourrie. Exemplaire, toujours à ses affaires. Il posait de bonnes questions. Un gars talentueux avec un bon gabarit, se souvient Chénier Dionne, qui a vécu un drame semblable avec le Phénix de Nicolas-Gatineau à la mort de Michel Simard, en 2009.

C’était un joueur dominant. C’était un bon étudiant, un gars de programme. Il performait tant à l'école que sur le terrain. Il était très respecté et donnait l’exemple. C’est un choc pour la communauté du football à Sherbrooke, affirme Clovis Langlois-Boucher, l’entraîneur des Volontaires.

C’était un gars qui était très déterminé. Il ne faisait rien à moitié. Il donnait tout ce qu’il pouvait, [tant] dans ses études que dans son équipe, pour gagner. Il voulait toujours se dépasser. Il cherchait des solutions, renchérit sa mère.

Les parents de Francis Perron ont accepté de donner les organes de leur fils après sa mort. Ça ne me surprend pas. C’était une personne au grand cœur, mentionne Langlois-Boucher qui a tenu à offrir ses condoléances à la famille de Francis Perron et aux coéquipiers Gee-Gees d’Ottawa.

L’Université d’Ottawa devrait confirmer au cours des prochains jours qu’une cérémonie aura lieu le 2 octobre prochain, lors du traditionnel match Panda contre les Ravens de Carleton, en mémoire du footballeur.

Avec les informations de Jean Arel

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