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Réorganisation en santé : colère et incompréhension à Valcanton et Val-Paradis

Un panneau de route indiquant un CLSC qui se situe vers la droite.

Les services en milieu rural seront réduits dans les municipalités de Val-Paradis, Beaucanton et Villebois. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

La décision du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) de réorganiser les services de soins dans les secteurs de Beaucanton, Villebois et Val-Paradis suscite la colère et l'incompréhension de la population.

Depuis plusieurs années, les trois localités sont desservies par une infirmière du CISSS-AT qui assure une présence permanente dans le CLSC de Beaucanton.

Avec la nouvelle réorganisation des équipes, les citoyens de ces localités qui font partie de la région administrative du Nord-du-Québec devront se déplacer à La Sarre, Normétal ou Dupuy pour les prélèvements sanguins ou d'autres services de santé courants.

Jocelyne Thibodeau, de Val-Paradis, s'occupe de sa mère de 92 ans, malade et incapable de se déplacer depuis deux ans.

Pour l'instant, oui, on est totalement dans le brouillard, on peut dire ça comme ça, parce qu’on ne sait pas du tout où est-ce qu’on va avec ça.

Une citation de :Jocelyne Thibodeau

Jusque-là, elle pouvait compter sur l'aide d'une infirmière du CISSS-AT, qui faisait un suivi hebdomadaire chez elle.

Elle ne sait plus si elle pourra toujours compter sur ce service.

Je ne peux pas tout faire, ce n'est pas moi qui vais prendre un stéthoscope et vérifier si ses poumons sont corrects. Et pour ce qui est des déplacements, c'est la même chose, on ne peut pas la déplacer; on ne pourra pas aller à La Sarre pour les prises de sang ou si elle a une infection d'urine ou des choses comme ça; toutes des choses qu'on ne pourra pas se déplacer avec elle, parce que sa condition de santé ne le permet pas, dit-elle.

Mardi, le CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue a précisé que les services de soutien à domicile sont maintenus. Dans les secteurs de Val-Paradis, Villebois et Beaucanton, la travailleuse sociale assurera également des services à la population.

CLSC en milieu rural

La conseillère municipale de Valcanton Claudine Desgagné digère mal la décision du CISSS-AT.

C’est épouvantable, c'est inadmissible. On a un CLSC à Beaucanton pour nos trois localités et c'est inadmissible de le perdre, ce n’est même pas envisageable, lance-t-elle.

Les citoyens de la localité sont aussi en colère, admet la conseillère, qui affirme que la nouvelle est à l'ordre du jour du conseil municipal.

Nous, là, le téléphone n'arrête pas de sonner ici. Les gens se demandent ce qu'on va faire. On est à une demi-heure, trois quarts d'heure de La Sarre, c'est inadmissible. On a besoin de services autant que le monde de La Sarre, ajoute-t-elle.

Le président de la localité de Valcanton, Nelson Tremblay, dit ne pas avoir reçu d'informations claires à ce sujet, mais il ne veut pas non plus perdre ce service de soins de proximité.

On a quand même une clientèle de personnes âgées et à mobilité restreinte, et il faut du monde pour les transporter, tandis qu'ici c'est plus à proximité. Et quand on parle des citoyens du secteur de Val-Paradis, par exemple, on a 50 km aller, 50 retour [pour aller à La Sarre], donc c'est un service essentiel, dit-il.

Il affirme être en contact avec les responsables de santé de sa région pour avoir des réponses aux interrogations des citoyens.

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