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On lui refuse un logement parce qu’elle est tatouée

Le portrait d'une jeune femme

Kadince Ball, 18 ans, a dû se trouver un nouveau logement en catastrophe.

Photo : Radio-Canada / Andrew Lupton/CBC News

Radio-Canada

Une étudiante de première année de l'Université Western qui est arrivée à London en provenance de la Saskatchewan a vu son bail annulé à la dernière minute par un propriétaire qui n’aime pas les tatouages.

Kadince Ball, 18 ans, a obtenu son diplôme d'études secondaires au printemps et était ravie d'apprendre qu'elle avait été acceptée dans le programme de sciences médicales de Western.

J'ai toujours voulu être médecin et les écoles de médecine sont de plus en plus compétitives. Il est donc important d'avoir un bon baccalauréat universitaire et Western est l'une des universités les mieux cotées au Canada, a déclaré Mme Ball en entrevue à CBC News.

Or, selon un avocat, Mme Ball pourrait tenter de récupérer des montants à la Cour des petites créances.

La propriétaire change d’avis

Répondant à une annonce en ligne depuis chez elle, Mme Ball a loué une chambre dans une maison pour 675 $ par mois près de l’intersection de la rue Oxford Ouest et du chemin Sarnia. Elle a parlé à la propriétaire, Esther Lee, par vidéoconférence. Mme Ball a versé à Mme Lee un dépôt de 50 $, a signé le bail, a chargé sa voiture et a commencé le voyage de deux jours vers London.

Mme Ball est arrivée à London quelques jours avant le début du bail, le 1er septembre. Elle avait prévu de rester à l'hôtel pendant quelques jours et est allée se présenter à Mme Lee. Mme Ball a déclaré que la première visite en personne semblait bien se passer, mais après son arrivée à l'hôtel, Mme Lee a téléphoné pour lui annoncer une mauvaise nouvelle.

Elle m'appelle et me dit simplement : "Je ne veux pas que tu vives ici", raconte Mme Ball. J'ai dit : "Hé, un bail a été signé, ma caution a été envoyée - quel est le problème?" Chaque fois, je lui demandais : "Pourquoi pas? Y a-t-il quelque chose que je puisse faire? Doit-on revoir le bail?" [Sa seule réponse était] : "je ne veux pas que tu vives ici."

Mme Lee a rendu le dépôt de 50 $ à Mme Ball, sans explication.

Mme Ball n’avait que quatre jours pour se trouver un logement de remplacement. Après des heures d’anxiété, elle a finalement pu trouver un endroit où se loger.

La propriétaire se confie

Mme Lee a déclaré à CBC News qu'elle avait décidé d'annuler le bail parce qu'elle avait eu peur après avoir vu les tatouages de Mme Ball. Le jour de leur première rencontre, il faisait chaud et Mme Ball portait un débardeur qui laissait voir ses tatouages, dont un serpent enroulé autour d'une fleur sur son avant-bras, un chérubin sur une épaule et une fleur sur l'autre épaule.

Trois photos juxtaposéesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les tatouages de Mme Ball.

Photo : offertes par Kadince Ball

Il couvrait presque 70 % de son bras, a déclaré Mme Lee. C'est pourquoi je ne veux pas le lui louer parce que c'est effrayant, tellement effrayant.

Je suis sans voix, a déclaré Mme Ball lorsqu’elle a appris la raison de l’annulation du bail. Un bail a été signé et parce que j'ai une certaine apparence, on m'a refusé la location. Aucun de mes tatouages n'est offensant.

Un bail est un contrat

Ian Dantzer est avocat à la Community Legal Services Clinic du Département de droit de l’Université Western, qui aide les étudiants à résoudre les conflits entre propriétaires et locataires.

Il a déclaré que le bail est contraignant sur le plan contractuel et qu'il serait exécutoire devant la Cour des petites créances ou devant la Commission de la location immobilière (CLI).

Cependant, le bail semble indiquer que le locataire et le propriétaire partageraient certaines parties communes de la maison, auquel cas la Loi sur la location à usage d'habitation (LLO) de l'Ontario ne s'appliquerait pas.

Ceci dit, selon Me Dantzer, Mme Ball a toujours la possibilité de demander des dommages-intérêts à la Cour des petites créances.

Mme Ball a déclaré qu'elle envisageait d'intenter une telle action, mais qu'après tout ce qu'elle a enduré, elle se concentre sur ses études.

Je ne sais pas si j'aurais le temps et l'énergie de passer par le processus de dépôt d'une réclamation.

Avec les informations de CBC News

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