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Les États-Unis n’accepteront plus que les passagers aériens adéquatement vaccinés

La frontière terrestre avec le Canada restera cependant fermée aux voyages non essentiels pour un mois de plus, soit jusqu'au 21 octobre.

Un voyageur pousse un chariot de valises en entrant à l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal.

Un voyageur pousse un chariot de valises en entrant à l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les étrangers qui voudront se rendre aux États-Unis par voie aérienne devront bientôt prouver qu’ils sont adéquatement vaccinés contre la COVID-19, a fait savoir lundi l’administration Biden. Cela inclut les ressortissants de pays qui étaient interdits de séjour depuis de nombreux mois.

Aujourd’hui, le président des États-Unis a annoncé qu’à compter du début de novembre, les États-Unis obligeront tous les ressortissants étrangers adultes voyageant aux États-Unis à être complètement vaccinés, a indiqué sur Twitter un porte-parole de la Maison-Blanche, Kevin Munoz.

Les voyageurs devront en outre se faire tester dans les trois jours avant leur voyage vers les États-Unis, et porter un masque, a précisé le coordinateur de la lutte contre la pandémie à la Maison-Blanche, Jeff Zients, lors d'une conférence de presse téléphonique exposant le nouveau protocole.

M. Zients a confirmé par la même occasion que les frontières terrestres des États-Unis avec le Canada et le Mexique resteront fermées aux voyages non essentiels pour encore un mois de plus, soit jusqu'au 21 octobre. Le Canada accepte pour sa part les Américains pleinement vaccinés depuis le 9 août.

Pour tous les voyageurs arrivant par avion aux États-Unis, un système de suivi sera mis en place par les compagnies aériennes, qui devront collecter les informations permettant de les contacter, a indiqué M. Zients.

Les Américains non vaccinés qui reviendront aux États-Unis après un séjour à l'étranger seront pour leur part soumis à des obligations de test encore plus strictes, a indiqué M. Zients.

La fin d'une très longue interdiction

Depuis que la pandémie a frappé aux États-Unis, les administrations Trump et Biden ont tour à tour interdit aux ressortissants de 33 pays d’entrer au pays, créant d'innombrables situations personnelles et familiales douloureuses, en maintenant séparées des centaines de milliers de personnes.

Cette interdiction est en vigueur depuis janvier 2020 pour les Chinois, depuis février 2020 pour les Iraniens, et depuis mars 2020 pour les Européens des 26 pays de l’espace Schengen, les Britanniques et les Irlandais. Les Sud-Africains et les Indiens ont ensuite été visés.

Les Canadiens n’ont jamais été empêchés de voyager aux États-Unis par voie aérienne, même si Affaires mondiales le déconseille depuis le début de la pandémie. Depuis janvier dernier, ils ne peuvent cependant pas embarquer dans un avion avant d’avoir montré un test de dépistage négatif effectué trois jours plus tôt.

La Maison-Blanche n'a pas précisé dans l'immédiat quels vaccins permettraient de rentrer sur le sol américain. Aux États-Unis, seuls les vaccins de Pfizer-BioNTech, de Moderna et de Johnson & Johnson sont actuellement autorisés ou approuvés.

L’administration n’a pas précisé si les voyageurs qui ont reçu le vaccin d’AstraZeneca, utilisé à grande échelle dans plusieurs pays européens, mais aussi au Canada, dans une moindre proportion, seraient autorisés à entrer aux États-Unis.

La question se pose également pour les Chinois et les Russes, qui ont reçu des vaccins développés par leur gouvernement. Les deux pays en ont par ailleurs fourni des millions de doses à plusieurs autres pays.

Selon le commissaire européen Thierry Breton, chargé de coordonner l'approvisionnement de l'Union européenne en vaccins anti-COVID, seuls les vaccins approuvés aux États-Unis seraient considérés comme valides pour les voyageurs.

Il a toutefois indiqué que les autorités américaines allaient examiner la possibilité de lever les restrictions pour les Européens vaccinés par AstraZeneca.

Jeff Zients m'a dit que pour les autres vaccins, pour AstraZeneca notamment, c'est leur agence de santé qui allait décider, mais il avait l'air d'être positif et optimiste, a-t-il déclaré à l'AFP.

Soupir de soulagement en Europe

L’interdiction de voyager aux États-Unis agaçait de nombreux pays européens, qui déploraient ce manque de réciprocité, eux qui ont rouvert leurs frontières aux Américains vaccinés, à l’instar du Canada.

La Commission européenne n'a pas tardé à saluer l'annonce américaine : une mesure attendue depuis longtemps par les familles et les amis séparés et une bonne nouvelle pour les entreprises.

L'Allemagne et le Royaume-Uni ont aussi très vite salué la décision américaine lundi.

Une excellente nouvelle – pour les investissements allemands et européens, nos exportations et l'ensemble de la relation transatlantique, a affirmé sur Twitter Olaf Scholz, vice-chancelier allemand et ministre des Finances.

Excellente nouvelle pour les voyageurs du Royaume-Uni vers les États-Unis, s'est félicitée la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss sur Twitter. C'est important pour notre reprise économique, nos familles et nos échanges commerciaux.

Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM a jugé cette nouvelle formidable alors que les vols transatlantiques représentent une part substantielle de ses revenus.

L'association des compagnies européennes Airlines for Europe a tweeté sa satisfaction, disant applaudir une annonce qui va donner un coup de fouet bien nécessaire aux voyages transatlantiques.

La Chambre de commerce américaine affirme pour sa part que cette mesure contribuera à favoriser une reprise robuste et durable de l'économie américaine.

L’administration Biden a durci le ton ces dernières semaines face aux résistances contre la vaccination dans le pays et a multiplié les annonces pour l'imposer là où les autorités fédérales en ont le moyen ou au moins pour y inciter fortement.

Elle n'a toutefois pas pour l'instant pris l'une des décisions les plus draconiennes en son pouvoir, à savoir imposer la vaccination sur les vols intérieurs aux États-Unis.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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