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Déversement à Lac-Bouchette : une entreprise conteste les réclamations

Une pelle mécanique creuse près d'un lac.

Des estacades avaient été installées pour limiter la contamination du plan d'eau.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Gilles Munger

L'entreprise accusée d'être responsable du déversement de diesel survenu le 25 mai 2020 à Lac-Bouchette conteste les réclamations déposées contre elle par le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC).

Dans deux avis de réclamation transmis ce printemps, le ministère exige le remboursement de 202 000 $ de la part de Transport CJZ d'Alma, dont le propriétaire possède une résidence à Lac-Bouchette. 

Dans les documents déposés récemment devant le Tribunal administratif du Québec, Transport CJZ accuse l'enquêteur d'avoir eu une vision en tunnel lors des événements. Le MELCC a mené une enquête non pas de manière à trouver la source de la contamination alléguée, mais plutôt de manière à prouver que CJZ en était la responsable, explique-t-elle.

L'entreprise plaide que la conduite d'égout pluvial de la municipalité aurait pu être contaminée par un tout autre déversement de diesel. Cet autre incident serait survenu dans la cour d'une entreprise située à proximité pendant l'hiver 2020.

Transport CJZ en conclut qu'elle n'a pas eu la garde ni le contrôle de contaminants, comme le prévoit la Loi sur la qualité de l'environnement, et ajoute que l'enquête a fait défaut d'identifier le réel responsable du déversement.

Autres réclamations à venir

La porte-parole du ministère de l'Environnement, Sophie Gauthier, précise que la loi permet à ceux qui reçoivent un avis de réclamation de le contester. C'est le processus dans lequel on se retrouve à l'heure actuelle, mentionne-t-elle. Les avis de réclamation ont été transmis à l'entreprise que le ministère considère comme étant à la source du déversement en question. Il y a des recours qui sont intentés par l'entreprise et ce sera entendu devant le Tribunal administratif du Québec.

Le ministère de l'Environnement indique par ailleurs par courriel que la majeure partie des travaux de remise en état [des berges du lac Bouchette] a été effectuée, mais certains travaux sont encore à faire. Il ajoute : À la toute fin de ces travaux, le ministère s’assurera de réclamer l’entièreté des sommes à l’entreprise qu’il considère responsable du déversement.

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