•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De nouvelles mesures sanitaires attendent les élèves lundi

Des élèves en classe. Ils portent un masque.

Au Nouveau-Brunswick, les élèves sont de retour en classe depuis deux semaines.

Photo : Reuters / Remo Casilli

Radio-Canada

Au Nouveau-Brunswick, les élèves doivent respecter de nouvelles mesures sanitaires à leur retour en classe lundi. Cette situation est causée par une récente recrudescence des cas de COVID-19 dans les écoles.

En deux semaines, le Nouveau-Brunswick a fait état de 80 infections dans 20 écoles des régions de Moncton, Fredericton, Edmundston et de Campbellton.

Seulement 100 cas de COVID-19 avaient été recensés dans les écoles pendant toute l’année scolaire 2020-2021.

La présence du variant Delta — plus contagieux — force également la province à décréter de nouvelles mesures dans les écoles pour limiter la transmission de la COVID-19.

Le concept de classes-bulles est réintroduit lundi matin, même si la taille des classes demeure inchangée. Les changements doivent se faire durant la semaine.

On veut vraiment essayer de restreindre les interactions entre ces différentes classes bulle , affirme la directrice générale du District scolaire francophone Sud, Monique Boudreau. Il se peut qu’on ajoute des horaires de dîner, des horaires de récréation, pour essayer de restreindre la circulation dans les corridors. On peut voir apparaître des flèches et des sens uniques.

Selon la taille et la réalité des écoles, des horaires de dîner différents seront implantés pour certaines opérations, par exemple, l’accès à la cafétéria. On essaie aussi d’encourager les écoles secondaires à trouver d’autres espaces pour les dîners , dit-elle.

Les masques sont également obligatoires depuis mardi dernier pour les élèves et les membres du personnel. Les élèves doivent aussi désinfecter leur pupitre à la fin de chaque cours.

De plus, les cours d’éducation physique ont lieu à l’extérieur dans la mesure du possible.

On est chanceux, tout de suite il fait très beau, donc l’éducation physique à l’extérieur permet aux élèves de bouger à leur aise et s’amuser , dit Monique Boudreau.

Les élèves âgés de 12 ans et plus qui souhaitent participer à des activités scolaires doivent être vaccinés, sauf s’ils possèdent une exemption médicale. Ceux de la maternelle à la 8e année peuvent effectuer des sorties, mais seulement au sein de la bulle permise.

Les parents qui peuvent apporter leurs enfants à l’école ont aussi demandé de le faire, pour réduire le nombre de personnes dans les autobus et réduire ainsi les contacts.

Plusieurs séances de vaccinations dans des écoles du DSFS ont lieu cette semaine et la semaine prochaine. On pourrait vacciner entre 1400 à 1500 élèves qui sont éligibles. On espère que les élèves vont se faire vacciner , souhaite Monique Boudreau.

Des changements trop rapides selon un syndicat

La présidente de l’association anglophone des enseignants du Nouveau-Brunswick et coprésidente de la Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick (NBTA), Connie Keating, affirme que ces nouvelles mesures augmentent la charge de travail du personnel en milieu scolaire.

Informés vendredi des changements, ils n’ont pas eu de temps accordé pour s’y préparer, dit-elle.

Ces changements touchent tous les aspects du fonctionnement d’une école. Tout doit être repensé pour que les élèves soient en sécurité, et cela doit se faire dès demain, a-t-elle dit, dimanche.

Connie Keating

Connie Keating, en entrevue Zoom avec CBC, dimanche.

Photo :  CBC

La NBTA a demandé à avoir une rencontre avec le premier ministre Blaine Higgs et le ministre de l’Éducation Dominic Cardy pour parler des nouvelles mesures.

Elle avance que les enseignants travaillent jusqu’à tard le soir pour répondre aux questions de nombreux parents, auxquels la santé publique serait mieux placée pour répondre.

Dominic Cardy rétorque

Le ministre Dominic Cardy a répliqué samedi sur Twitter , qu’en plus de se plaindre de la rapidité avec laquelle les mesures COVID-19 sont introduites dans les écoles, la NBTA appuie les enseignants qui s’opposent à la vaccination et que le syndicat est en désaccord avec l’obligation pour les enseignants non vaccinés de subir des tests dans l’enceinte de l’école.

Il a ajouté que la NBTAprenait le parti des enseignants antivaccins et refusait de rendre publique cette information, car ils savent que le public et la plupart des autres syndiqués seraient horrifiés.

Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance Dominic Cardy, le 9 septembre 2021.

Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance Dominic Cardy, le 9 septembre 2021.

Photo : Radio-Canada

Selon Connie Keating, Dominic Cardy déforme leurs préoccupations, qui concernent en fait la vie privée de leurs enseignants.

Il ne semble pas comprendre ou respecter le fonctionnement de nos écoles. Il a sorti les choses de leur contexte et les a confondues avec ses opinions personnelles sur la vaccination, déclare-t-elle.

Elle indique que contrairement à d’autres employés de la province, les enseignants qui ne sont pas vaccinés ne sont pas autorisés à passer leurs tests de dépistage de la COVID-19 à la maison. Ils le font dans l’enseigne de leur école, sous la supervision d’un administrateur.

Cela détourne les administrateurs de leurs autres responsabilités, souligne Connie Keating.

Selon elle, cette tâche devrait être la responsabilité des professionnels de la santé, et non des administrateurs.

Avec les informations de CBC et de l'émission La Matinale d'ICI Acadie

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !