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6 morts et 28 blessés après une fusillade dans une université russe

Des voitures de police devant un campus

Des policiers bloquaient l'entrée de l'Université de Perm, après une fusillade, le lundi 20 septembre 2021.

Photo : Reuters

Agence France-Presse

Un étudiant a tué six personnes et fait au moins 28 blessés dans une fusillade lundi à l'université d'État de Perm, une ville du centre de la Russie, avant d'être blessé par un policier et arrêté.

Les incidents armés de ce type se sont multipliés en Russie ces dernières années, entraînant un durcissement de la législation sur le port d'armes.

Sur des images d'amateurs, on peut voir un homme tout de noir vêtu et coiffé d'un casque, marchant fusil à la main sur le campus universitaire, dans cette cité de l'Oural .

Un étudiant se trouvant dans l'un des bâtiments de l'université [...] a ouvert le feu sur les gens autour. Conséquence de quoi, selon des données actualisées, six personnes sont mortes, a déclaré le Comité d'enquête russe, revoyant à la baisse le bilan précédent de huit morts.

Au moins 28 personnes ont en outre été blessées.

L'auteur de la tuerie, qui opposait une résistance, a lui aussi été blessé au cours de son arrestation, a ajouté le Comité, qui n'a pour l'heure pas donné d'informations sur le mobile de son acte, ni sur son identité, le Kremlin évoquant pour sa part des problèmes psychiques.

Le sous-lieutenant de police Konstantin Kalinine a raconté dans une vidéo diffusée par le ministère de l'Intérieur être accouru avec son partenaire sur le campus après avoir été informé de tirs.

J'ai vu un jeune homme armé dans les escaliers. J'ai crié "lâche [ton arme]", a-t-il dit, précisant avoir touché le suspect, puis lui avoir porté secours.

Selon le Comité d'enquête, le tireur était armé d'un fusil de chasse à canon lisse qu'il avait acquis en mai dernier, soit avant un durcissement de la législation sur le port d'armes à la suite d'une précédente fusillade sanglante dans une école.

Fuyant la fusillade, des étudiants ont sauté des fenêtres du premier étage d'un bâtiment de l'université, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

Dans une autre vidéo, faite à partir d'une fenêtre, on voit un individu vêtu de noir, encagoulé et casqué, se dirigeant vers l'entrée d'un bâtiment en chargeant un fusil et portant une sacoche.

L'assaillant a pénétré sur le campus vers onze heures, a précisé le service de presse de l'université.

Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a dit que Vladimir Poutine, qui est actuellement en quarantaine après la découverte d'un foyer de COVID au Kremlin, exprimait ses profondes condoléances aux proches des victimes.

Il s'agit manifestement d'un jeune homme avec des problèmes psychiques, a déclaré M. Peskov au sujet du suspect.

Le drame est intervenu au lendemain des législatives russes, remportées par le parti du Kremlin, Russie unie, sur fond d'accusations de fraudes.

Les incidents armés à la hausse

Les fusillades dans les établissements d'enseignement ont longtemps été rares en Russie, mais elles ont eu tendance à devenir plus nombreuses, le président russe dénonçant même un phénomène importé des Etats-Unis, effet pervers de la mondialisation.

Dans la précédente affaire sanglante de ce type, le 11 mai 2021, un jeune homme de 19 ans avait ouvert le feu dans son ancienne école à Kazan, dans la république russe du Tatarstan, également dans le centre de la Russie, faisant neuf morts.

Le jour même, Vladimir Poutine avait ordonné un passage en revue des règles concernant le port d'armes. L'auteur de l'attaque à Kazan avait été arrêté. Il disposait d'un permis pour une arme semi-automatique et semblait être déséquilibré, proclamant être un dieu.

Avec ces réformes, l'âge pour acquérir des armes de chasse a été porté de 18 à 21 ans, comme c'était déjà le cas pour les armes classiques, et un examen médical renforcé a été instauré.

La fusillade la plus meurtrière remonte à octobre 2018, lorsqu'un lycéen avait tué 19 personnes avant de se donner la mort dans un lycée de Kertch, une ville de la péninsule ukrainienne de Crimée annexée par la Russie.

Ces dernières années, les autorités ont par ailleurs affirmé avoir déjoué des dizaines de projets similaires impliquant souvent des adolescents.

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