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RÉZO Matanie : après la pandémie, l’accueil et l’intégration en personne

Des participants réunis autour d'une table extérieure épluchent des épis de maïs.

L'heure était à la fête, samedi, alors que les participants ont pris part à un épluchette de maïs.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Radio-Canada

L'organisme RÉZO Matanie a du pain sur la planche. Plus d'une centaine de personnes ayant bénéficié des services de Place aux jeunes (PAJ) Matane et du Service d’accueil des nouveaux arrivants de La Matanie (SANAM) se sont installées en Matanie au cours de la dernière année, soit une vingtaine de plus que durant l’année précédente.

RÉZO Matanie organisait, samedi, une épluchette d’épis de maïs aux Jardins de Doris de Matane. Une trentaine de personnes ayant choisi la Matanie comme terre d’accueil ont répondu à son invitation.

L’organisme favorise l’intégration des nouveaux arrivants. Les activités proposées contribuent à briser la solitude de ceux et celles qui y prennent part, et ce, après des mois de confinement.

On veut qu’il se sentent accueillis.

Une citation de :Caroline Doucet, agente de mobilisation interculturelle pour le Service d'accueil des nouveaux arrivants de La Matanie

L’idée est également de mieux faire connaître le territoire à ceux et celles qui l’ont choisi. Il y a toutes sortes de places à découvrir, s’enthousiasme Caroline Doucet, agente de mobilisation interculturelle pour le SANAM.

Lilianne Lavoie et Caroline Doucet, photographiées dans le pavillon des Jardins de Doris.

RÉZO Matanie organise des activités pour aider les nouveaux arrivants à s'intégrer.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Néo-Brunswickoise d’origine ayant elle-même opté pour la Matanie il y a six ans, Mme Doucet mentionne que ce genre d’événement, aussi anodin puisse-t-il paraître, peut vraiment avoir beaucoup d'impact.

D'ailleurs, les activités n’ont jamais cessé, même au plus fort de la pandémie de COVID-19. L’organisme s’est adapté afin de s’assurer que personne ne vive cette période singulière de façon isolée.

On a fait des ateliers de cuisine virtuels, des 5 à 7 virtuels. On s’est organisés pour que les gens n’arrivent pas seuls à la maison, pour qu’ils ne se sentent pas seuls. […] On a fait de notre mieux, explique Lilianne Lavoie, agente PAJ en Matanie.

Des personnes mangent des épis de maïs, assises à des tables.

Les convives ont pu déguster leur repas ensemble, dans le pavillon des Jardins de Doris.

Photo : Radio-Canada

Depuis mai dernier, les activités prévues en présence ont pu reprendre, et ce, au grand plaisir des participants.

Ça leur faisait du bien de venir rencontrer des gens. J’ai reçu ce commentaire-là assez souvent dans les activités cet été, ajoute Mme Doucet. Sa collègue se dit aussi heureuse de ce retour à une certaine normalité, malgré le contexte pandémique.

Quand pandémie rime avec migration

Les deux agentes qui œuvrent ensemble au RÉZO Matanie rappellent que la pandémie a poussé de nombreuses personnes à envisager et concrétiser une migration dans la région.

Si bon nombre de ces nouveaux venus ont pu profiter des grands espaces et faire des activités en dépit du contexte sanitaire, d’autres ont dû être complètement isolés pendant 14 jours dès leur arrivée en Matanie. Pour certains, l'intégration a été plus complexe que prévu.

Des gens, rassemblés à l'extérieur, écoutent deux organisatrices qui s'adressent à eux.

De nombreuses personnes ont pris part à cette activité organisée en plein air samedi.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

RÉZO Matanie convie d’ailleurs ces personnes venues s’établir de façon autonome pendant cette période particulière et désirant connaître de nouvelles personnes à se manifester.

Le travail d’accueil se poursuit activement, puisque PAJ et le SANAM demeurent des services très sollicités.

J’ai des gens qui cherchent un emploi, qui attendent que leur maison soit vendue. Ça [la pandémie] a fait bouger beaucoup de familles qui y réfléchissaient depuis longtemps, mais qui là, [veulent faire] le move, résume Mme Lavoie.

Une différence dans l’intégration

Aude, venue de France, s’est s’installée à Matane pour aller au cégep. Elle explique avoir été ainsi très bien entourée durant ses études et n’a pas, à ce moment, ressenti le besoin de participer aux activités de RÉZO Matanie.

Cette situation a changé lorsqu’elle a choisi de rester après ses études alors que plusieurs de ses amis ont quitté la région. J’ai trouvé ça plus dur quand je suis arrivée dans le monde du travail, mentionne-t-elle. Je n’avais plus toute cette socialisation, surtout que l’on sortait [de la] COVID. Je voulais me faire des amis et je ne savais pas comment [...], explique-t-elle à Radio-Canada.

La nouvelle arrivante prénommée Aude, assise sur un banc.

Aude a choisi de se tourner vers les activités de RÉZO Matanie lorsqu'elle a décidé de demeurer dans la région, après ses études collégiales.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Si la pandémie a compliqué le processus, l’Européenne est parvenue à se bâtir un bon réseau de contacts, notamment grâce à RÉZO Matanie, organisme pour lequel elle est bénévole. Je me trouve bien intégrée, lance-t-elle, tout sourire.

Je suis bien à Matane et je ne me vois pas vivre ailleurs qu’à Matane.

Une citation de :Aude, une nouvelle arrivante venue de France

James, parti du Royaume-Uni, est quant à lui arrivé vers la fin du mois d’août en Matanie. S’il avait eu un contact avec un représentant de l’école pour laquelle il est venu travailler, il ne connaissait personne d’autre sur place. Il souhaitait néanmoins rencontrer de nouvelles personnes. J’espérais que ça arriverait, avoue-t-il en entrevue.

Le nouvel arrivant en était à une deuxième activité organisée par RÉZO Matanie samedi. L’intégration va bon train pour lui. Tout le monde ici est vraiment accueillant et chaleureux, se réjouit-il.

Le jeune homme juge que Matane est un très bel endroit. Au départ, il ne devait y rester que pour un an, mais il reconsidère déjà son départ. Je pourrais rester un peu plus longtemps, admet-il en riant.

Alors que PAJ Matane accompagne les 18 à 35 ans diplômés désirant migrer dans le secteur, le SANAM se consacre quant à lui aux personnes de plus de 35 ans désirant s’y établir, notamment celles issues de l’immigration.

Selon le reportage de Catherine Poisson

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