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Après la tuerie, le contrôle des armes à feu est un sujet sensible en Nouvelle-Écosse

Dans les régions plus rurales, beaucoup de résidents sont légalement propriétaires d’armes.

Tartan bleu et vert noué à un poteau le long d'une route rurale.

Un tartan est noué autour d’un poteau dans la petite municipalité de Portapique, en Nouvelle-Écosse, le 26 avril 2020.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Radio-Canada

Dans les régions plus rurales de la Nouvelle-Écosse, où beaucoup de résidents sont légalement propriétaires d’armes à feu, le débat sur le contrôle de celles-ci éveille de douloureux souvenirs.

Il y a un an et demi, la province était le théâtre de la pire tuerie de l'historie moderne du Canada.

Marshall Bezanson a perdu son ami Joey Webber ce jour-là.

Le traumatisme de cette journée est encore bien présent, admet-il, mais il est selon lui inutile de resserrer le contrôle des armes à feu.

Le tireur avait acheté ses armes sur le marché noir, rappelle-t-il.

Marshall Bezanson en entrevue sur le bord d'une route.

Marshall Bezanson est un résident de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

Le marché noir des armes, véritable problème?

À quelques kilomètres de Portapique, Ernie Cameron estime que l’interdiction par le gouvernement de posséder des armes à feu devrait se limiter aux armes de poing et d'assaut.

Les gouvernements peuvent bien adopter des lois, mais selon lui, il suffit d'avoir des contacts pour se procurer un pistolet ou des fusils d'assaut sur le marché noir.

Pour Tom Taggert, les armes à feu sont un mode de vie en milieu rural. Il estime que la polarisation du débat sur les armes à feu divise le pays, entre populations urbaines et rurales.

Il souhaite que le débat soit inclusif, contrairement à ce qu'il observe aux États-Unis. Nous devons faire l'effort de se comprendre, déclare-t-il.

Deux hommes d'un certain âge assis sur un banc en bois.

Ernie Cameron et Tom Taggart rappellent que la perception des armes à feu est différente à la ville et à la campagne.

Photo : Radio-Canada

Lenore Zann, la candidate libérale et députée sortante de Cumberland—Colchester, dans le nord de la Nouvelle-Écosse, défend le gouvernement. Lors de la campagne électorale fédérale de 2019, avant la tuerie de l’an dernier, le Parti libéral avait promis de renforcer le contrôle des armes à feu, soutient-elle.

Un peu plus d'une semaine après le massacre qui a fait 22 morts, Ottawa a rendu illégales par décret plus de 1500 armes à feu.

Malgré de nombreuses tentatives, nous n’avons pas pu obtenir d’entrevue avec le candidat conservateur de cette circonscription, Stephen Ellis.

Son attaché politique nous a répondu que le Parti conservateur ne veut pas que le candidat aborde cette question.

Lors de son passage dans la région jeudi, le chef conservateur Erin O'Toole a esquivé le sujet de la tuerie.

Il a dit vouloir maintenir les restrictions en vigueur concernant les armes d'assaut, mais sans préciser pour combien de temps.

D’après un reportage d’Isabelle Damphousse

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