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COVID-19 : des syndicats veulent l’aide de l’armée et de la Croix-Rouge en Alberta

Une infirmière s'occupe d'un patient dans une salle de soins intensifs.

En Alberta, les unités de soins intensifs sont submergées par les patients atteints de la COVID-19.

Photo : Getty Images / Mario Tama

Radio-Canada

Quatre syndicats représentant des milliers de travailleurs de la santé albertains souhaitent que le premier ministre Jason Kenney demande l’aide de l’armée et de la Croix-Rouge pour faire face à la 4e vague de COVID-19.

Les présidents du Syndicat des infirmières et infirmiers unis de l'Alberta (UNA), du Syndicat de la fonction publique de l'Alberta (AUPE), de l'Association des sciences de la santé de l'Alberta (HSAA) et de la branche albertaine du Syndicat canadien de la fonction publique (CUPE) ont adressé une lettre au premier ministre albertain.

Cette lettre a également été signée par le président de la Fédération du travail de l’Alberta (AFL).

Il n’y a plus, dans notre province, d’infirmières qui peuvent être déployées. Il n’y a plus d’ambulanciers. Il n’y a plus d'inhalothérapeutes. Il n’y a plus de personnel de soutien, est-il écrit dans la missive datée de samedi.

C’est pourquoi les représentants syndicaux implorent Jason Kenney de demander de l’aide au premier ministre Justin Trudeau. 

En raison de l’augmentation rapide du nombre de cas de COVID-19 dans la province, M. Kenney doit demander au gouvernement fédéral de déployer immédiatement l’armée, la Croix-Rouge et tout le personnel médical disponible dans les autres provinces pour venir en aide aux hôpitaux [albertains] surchargés, peut-on lire.

Une copie de la lettre a également été envoyée à Justin Trudeau et à la cheffe de l’opposition officielle en Alberta, Rachel Notley. 

Des précédents ailleurs au pays

La lettre rappelle que, selon la Constitution canadienne, le gouvernement fédéral ne peut pas intervenir s’il n’a pas reçu de demande formelle de la province.

Il y est aussi souligné que, l’an dernier, l’armée a été envoyée en renfort dans les centres de soins de longue durée de l'Ontario.

En avril, des membres des Forces armées canadiennes ont également été prêter main-forte dans les centres de dépistage de la Nouvelle-Écosse.

Fin 2020, un document interne du gouvernement albertain obtenu par CBC/Radio-Canada avait révélé que l’Alberta prévoyait la mise sur pied d’hôpitaux de campagne.

La même semaine, deux sources fédérales avaient reconnu que l'Alberta avait demandé de l'aide au gouvernement fédéral et à la Croix-Rouge.

Pas de demande pour l'instant

Un porte-parole du ministre albertain de la Santé, Tyler Shandro, a confirmé dimanche que la province n'avait pas fait de demande auprès du gouvernement fédéral pour obtenir l'aide de l'armée ou de la Croix-Rouge.

L'armée et la Croix-Rouge auraient une capacité limitée pour fournir des ressources cliniques, donc aucune demande ne leur a été faite à ce jour, écrit Steve Buick dans un courriel envoyé à Radio-Canada.

Si l'on a besoin de leur aide, par exemple pour fournir du matériel ou un soutien logistique pour le transport de patients, nous appuierons les demandes appropriées, ajoute-t-il.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada dimanche, Christina Gray, la porte-parole de l’opposition en matière de travail, dénonce l'inaction du gouvernement.

Je ne suis pas une spécialiste du fonctionnement des hôpitaux, mais lorsque les travailleurs de la santé de première ligne demandent des renforts, le gouvernement doit écouter, souligne-t-elle.

Le Parti conservateur uni [albertain] doit arrêter de vouloir plaire aux extrémistes et commencer à protéger les Albertains en danger, qu'ils soient atteints de la COVID-19 ou en attente d'une opération qui pourrait leur sauver la vie.

Des soins intensifs débordés

Selon le bilan de vendredi, il y avait 911 personnes hospitalisées en raison de la COVID-19 en Alberta, dont 215 aux soins intensifs.

De 18 à 20 patients gravement malades, pour la plupart non vaccinés, sont admis chaque jour aux soins intensifs, a souligné la présidente-directrice générale de Services de santé Alberta, la Dre Verna Yiu.

De nombreux lits ont été ajoutés pour faire face à cet afflux.

Dans un communiqué, la présidente de l’UNA Heather Smith rappelle qu’il ne suffit pas d'ouvrir des lits, mais qu’il faut aussi disposer du personnel qualifié pour s’occuper des patients.

Selon le communiqué, les quatre syndicats représentent plus de 100 000 travailleurs de la santé.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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