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Une éclosion de COVID-19 entraîne la fermeture de l’école du Coeur-Immaculé

La porte principale du bâtiment de l'école.

L'école primaire Coeur-Immaculé de Sherbrooke sera fermée en raison d'une importante éclosion de COVID-19

Photo : Radio-Canada

L'école primaire du Coeur-Immaculé de Sherbrooke fermera ses portes pendant deux jours en raison d'une importante éclosion de COVID-19.

Selon la santé publique, jusqu'à maintenant, 28 cas ont été détectés dans 11 classes de la maternelle à la sixième année. Néanmoins, les groupes de 5e et 6e années seraient les plus touchés.

À partir de cinq cas dans une école, c'est suffisant pour prendre un temps d'arrêt pour faire le point avec l'école. À 28 cas, on trouve la situation préoccupante et ça nécessite d'avoir des ajustements plus costaux.

Une citation de :Dre Mélissa Généreux, responsable médicale de l'équipe d'expertise communautaire en lien avec la COVID-19 au CIUSSS de l'Estrie-CHUS

Depuis la semaine dernière, la santé publique s'active afin d'identifier comment la transmission a eu lieu dans l'école.

Le dénominateur commun des cas qu'on a recensés jusqu'à maintenant, c'est beaucoup dans les aires communes. On sait qu'il n'y a pas de masque lors des dîners et des récréations extérieures, ça pourrait expliquer le passage de cas d'une classe à une autre, explique Mélissa Généreux.

La fermeture de deux jours recommandée par la santé publique vise à réduire la transmission du virus dans l'établissement que fréquentent 704 élèves.

En fin de semaine, on a eu un deux jours de pause naturelle et on voulait se donner un deux jours de plus. On pense que ça va vraiment freiner la propagation dans l'école, souligne Mélissa Généreux.

Par ailleurs, il s'agit de la première école à fermer depuis la rentrée de l'automne en Estrie.

Tous les élèves invités à se faire dépister

Pendant la fermeture de l'établissement, tous les élèves et les membres du personnel sont invités à aller se faire dépister, s'ils ne l'ont pas déjà fait.

Ce qu'on souhaite, c'est que les parents passent au centre de dépistage avec leur enfant et que nos employés qui n'ont pas pu le faire passent également au centre de dépistage. Dans la communication écrite, il y aura des plages horaires de déterminées, explique le secrétaire général du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke, Donald Landry.

Pour l'instant, trois classes ont été placées en isolement pendant 10 jours, mais ce nombre pourrait augmenter au terme du dépistage de tous les élèves.

Vers un retour au resserrement des mesures sanitaires ?

Le secrétaire général du Centre de services scolaire convient que l'ampleur de l'éclosion pourrait surprendre le personnel et les élèves.

Avec toutes les mesures qui ont été mises en place, tout le monde s'attendait à ce que la rentrée soit un peu plus facile que l'an dernier, donc peut-être que le seuil de tolérance est plus faible.

Une citation de :Donald Landry, secrétaire générale du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke

Donald Landry rappelle toutefois que d'un point de vue statistique la situation demeure « moins préoccupante » cette année à Sherbrooke. Il convient toutefois que cette éclosion amènera le Centre de services scolaire à évaluer un resserrement de certaines mesures sanitaires.

Dans certaines situations, on pourrait revenir à des mesures de prévention qui s'apparentent davantage à celles de l'an dernier, donc peut-être séparer des groupes pour le repas et dans la cour d'école dans des situations ou ponctuellement on verrait des éclosions, souligne Donald Landry.

La Dre Mélissa Généreux rappelle toutefois que la santé mentale des élèves et des enseignants doit aussi être prise en compte cette l'équation.

Ce retour-là de liberté, la chance de pouvoir jouer comme avant, c'est quand même très bénéfique au niveau psychosocial, au niveau de la réussite, de la motivation, entre autres.

Une citation de :Dre Mélissa Généreux, responsable médicale de l'équipe d'expertise communautaire en lien avec la COVID-19 au CIUSSS de l'Estrie-CHUS

Elle estime que cette question sera certainement soulevée dans les prochaines semaines, selon l'évolution que prendra cette quatrième vague de COVID-19 au Québec.

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