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Atteint d’un cancer, un Albertain raconte son parcours en pleine pandémie

Un homme et sa conjointe dans le couloir d'un hôpital.

David Taylor en avril 2020 alors qu'il venait de terminer sa chimiothérapie (archives)

Photo : David Taylor

Radio-Canada

David Taylor, un habitant de Grande Prairie, raconte comment la pandémie et la situation dans les hôpitaux compliquent son combat contre le cancer. Il espère que son histoire incitera des Albertains à se faire vacciner.

Le cancer du pénis de David Taylor a été diagnostiqué en mai 2019. Début 2020, il a commencé une chimiothérapie en espérant subir une opération chirurgicale pour retirer sa tumeur au printemps.

Mais en raison de la pandémie, l'intervention a été repoussée de plusieurs mois.

Dès que j’ai eu besoin d’une opération, c’est à peu près le moment où nous avons traversé la première vague [de COVID-19], se souvient-il.

En raison de ce report, le cancer a réussi à se propager et les médecins n’ont pas été capables de tout retirer.

À l’automne 2020, alors que David Taylor est en attente d’une autre opération, la deuxième vague de COVID-19 s’abat sur l’Alberta.

J’ai l’impression qu’à chaque vague ici, j’ai besoin [d’une intervention] et c’est reporté.

Une citation de :David Taylor

M. Taylor estime qu’il a passé des semaines à l'hôpital ces deux dernières années, en attente d’une opération. Le stress ne fait qu'augmenter et augmenter, dit-il.

Un sentiment d'isolement

En raison des protocoles sanitaires qui ont interdit les visites dans les hôpitaux, l’Albertain s’est senti encore plus isolé. Vous vous sentez seul, avoue-t-il. C’est ce que le cancer fait, mais avec la pandémie c’est amplifié.

L’hiver dernier, le résident de Grande Prairie avait acheté un billet d'avion pour Mexico où il avait prévu de subir une opération pour retirer sa tumeur en décembre. J’étais prêt à faire tout ce qu’il fallait pour sauver ma vie.

Finalement, le voyage de M. Taylor a été annulé, lorsque son opération a été programmée juste après Noël. Mais encore une fois, après l'intervention, les résultats ont révélé qu’il restait des cellules cancéreuses.

Depuis, l’Albertain a pu suivre un traitement d’immunothérapie expérimental, ce qui a permis de réduire la taille de sa tumeur. Il attend désormais de subir une nouvelle opération. J'ai une nouvelle chance.

Mais en raison de la quatrième vague, de nombreuses chirurgies ont de nouveau été annulées.

Nouvelle chance et nouvelle attente

David Taylor craint qu’en raison de l’afflux de patients atteints de la COVID-19 dans les hôpitaux, dont la plupart ne sont pas vaccinés, son intervention n'arrive encore une fois trop tard.

Moi, je vais peut-être mourir parce qu’une personne non vaccinée [] est allongée dans le lit d'hôpital dont j’ai besoin pour avoir une chance de survivre.

Une citation de :David Taylor

Shelly Willsey, porte-parole de Services de santé Alberta, reconnaît que le système de santé est sous une pression sans précédent.

Elle dit que certaines chirurgies en cas de cancer sont prioritaires, alors que les opérations non urgentes sont reportées.

David Taylor explique que, depuis qu’il a été diagnostiqué, il a rencontré des médecins et des infirmières incroyables.

Tout le monde se plaint de notre système de santé, mais je pense que nous sommes entre de bonnes mains, dit-il. Nous devons juste faire face à cette pandémie.

M. Taylor a rendez-vous avec son chirurgien le mois prochain, mais il pense que son opération n’aura pas lieu de si tôt.

David Taylor a raconté son histoire sur Facebook. Il espère que son histoire permettra aux gens de comprendre les conséquences que cela peut avoir quand ils décident de ne pas se faire vacciner.

En ce moment, la chose responsable à faire est d'aller se faire vacciner. Si tout le monde était vacciné, les hôpitaux ne seraient pas surchargés, souligne-t-il.

D'après les informations de Liam Harrap et de Radio Active

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