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Un examen qui tombe au mauvais moment pour les hôpitaux

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CHUL Hôpital Centre mère enfant Urgence 2017

Photo : Radio-Canada / Sebastien Vachon

Les hôpitaux de la région de Québec continuent de fonctionner à flux tendu. En plus ce week-end, des infirmières qui débutent dans le métier n’étaient pas en poste, puisqu’elles passaient l’examen de leur ordre professionnel en vue d’obtenir leur permis d’exercer.

Chantal Lemay, la directrice des admissions et registrariat de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, assure qu’il n’y avait pas moyen de planifier ce test des connaissances à un autre moment, tout en rappelant que deux sessions sont proposées tous les ans : en septembre et en mars.

Les établissements d’enseignement transmettent la confirmation des personnes diplômées à la mi-août. À cause de la pandémie, il a fallu trouver plus d’endroits où faire passer l’examen, afin d’éviter les déplacements des personnes convoquées d’une région à une autre et de réunir tout le monde en trop grand nombre.

2600 infirmières en herbe convoquées pour l'examen

Aujourd’hui [samedi, NDLR], nous avons plus de 25 sites à travers le Québec, indique Chantal Lemay. Autant de lieux qui sont des écoles et autres centres d’apprentissage, et donc utilisés par les étudiants en semaine qui y suivent leur cours.

Une femme à lunettes, cheveux coupés au carré, pendant une entrevue en visioconférence.

Chantal Lemay, de l'Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec, déclare que les résultats de l'examen de samedi seront traités rapidement pour que les infirmières qui ont réussi puissent exercer dans le réseau au plus vite.

Photo : Radio-Canada

La responsable ajoute que le format de l’examen, la manière dont il est construit ne nous permet pas de le proposer en ligne. Résultat : 2600 apprenties infirmières n’ont pas travaillé au sein du réseau, ce samedi; 80 d’entre elles auraient pu être en poste au CHU de Québec.

Le manque de personnel est une des raisons pour lesquelles le centre hospitalier universitaire de la Capitale-Nationale a recommandé vendredi après-midi à la population de se rendre aux urgences du CHUL, ce week-end, seulement en cas de nécessité absolue. Le service est débordé. Et ça ne date pas d’hier.

Le virus respiratoire syncytial fait déjà son apparition

On a un achalandage qui est soutenu depuis plusieurs semaines maintenant déjà, mais on appréhende cette fin de semaine un achalandage encore plus accru qui influencera le temps d'attente des patients qui veulent aller à l'urgence, expliquait, vendredi, Jean-Thomas Grantham, porte-parole du CHU de Québec.

Jasmine Fugère, représentante du syndicat interprofessionnel du CHU de Québec, précise que la situation est très précaire dans le CHU de Québec au complet, sur plusieurs unités, autant médecine que chirurgie.

Les hospitalisations en pédiatrie, par exemple, sont en hausse. Cela se vérifie également à l’Hôtel-Dieu de Lévis. La faute en partie au virus respiratoire syncytial qui provoque, entre autres, des bronchiolites chez les tout-petits.

Habituellement, les premiers cas apparaissent en novembre. Cette année, le virus est précoce. Difficile d’expliquer pourquoi.

Avec les informations de Camille Carpentier et de Félix Morissette Beaulieu

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